Accueil Date de création : 08/09/07 Dernière mise à jour : 03/07/09 19:01 / 112 articles publiés

EVENEMENTS ET CONCERTS

Edward au Théâtre du Châtelet  (EVENEMENTS ET CONCERTS) posté le mardi 30 septembre 2008 18:52

Du 8 octobre au 2 novembre prochain, Edward aux mains d’argent, un ballet adapté du film de Tim Burton, sera sur la scène du théâtre du Châtelet. Mis en scène par Matthew Bourne, ce conte de fée gothique et excentrique, bâti sur la notion de différence et le passage à l’âge adulte, se raconte ici de façon universelle à travers le biais de la danse et de la musique. Avec 30 danseurs et un orchestre de 12 musiciens, après plus de 400 représentations dans le monde, récompensé plusieurs fois, ce spectacle est unique. La partition signée Danny Elfman, romantique et poignante, en constitue la pièce maîtresse.

 

Danny Elfman est né en 1953 à Los Angeles. Marié à la comédienne Bridget Fonda, il est le compositeur fétiche de Tim Burton  depuis leur première collaboration en 1985 sur Pee-Wee big adventure. Bettle Juice (1988), Batman (1989), Edward aux mains d'argent (1990), Batman le défi (1991), Mars attack ! (1996), Sleepy Hollow (1999), La planète des singes (2001), Big Fish (2004), Charlie et la Chocolaterie (2005) Les Noces funèbres (2005), ses musiques allient démesure et grotesque. Ses orchestrations les plus sombres farcies de cuivres contrastent avec les mélodies enfantines et cristallines.

 

Danny Elfman est également associé aux génériques de feuilletons télévisés comme Les Simpson ou Desperate Housewives.

 

… Ses partitions semblent soulignées d’un trait noir, comme les personnages de bande dessinée. Aussi, très vite, on le baptise compositeur pour film noir et héros de comic books. Dick Tracy (Warren Beatty, 1988), Mission: impossible (Brian de Palma, 1996), Men in black (Barry Sonnefeld, 1997), Will Hunting (Gus Van Sant, 1997), Spiderman (Sam Raimi, 2002), Hulk (Ang Lee, 2002), le voilà bientôt roi du box office, nommé trois fois aux Oscars.

 

… Dès son enfance, la musique de film le fascine : ses idoles sont les grandes signatures des films hollywoodiens d’après guerre, comme Bernard Herrmann, Franz Waxman, Dimitri Tiomkin, et Max Steiner. Mais ses inspirations puisent aussi dans l’univers du rock (il fera partie d’un groupe d’un genre plutôt hors norme dans les années 80 le Oingo Boingo), le jazz noir américain et les oeuvres de Prokofiev et Stravinsky. 

 

Edward aux mains d’argent est en quelque sorte la partition fondatrice de style Elfmanien, très en vogue dans les années 90. C’est cette partition féérique arrangée par Terry Davies que vous retrouverez donc dans le spectacle du même nom  au Théâtre du châtelet, à partir du 8 octobre prochain.

 

 Pour aller au théâtre

Pour aller sur le site de Mister Elfman

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Les aventures de Rabbi Jacob  (EVENEMENTS ET CONCERTS) posté le vendredi 12 septembre 2008 20:33

 

Le Corniaud, La grande vadrouille, La folie des grandeurs, L’As des as… Les films de Gérard Oury ont pour la plupart laissés un souvenir musical fortement imprégné dans nos mémoires. Qu’il s’agisse de Maurice Jarre, Georges Delerue, Georges Auric ou encore de Michel Polnareff, le réalisateur a toujours fait la part belle aux compositeurs avec lesquels il a collaboré. Parmi eux, Vladimir Cosma est celui avec lequel il a noué une relation la plus forte et durable.

 

C’est en 1973 que Gérard Oury rencontre le compositeur sur les conseils avisés du metteur en scène François Reichenbach. Oury vient d’entamer le tournage de son prochain film « Les aventures de Rabbi Jacob ». Il devient urgent d’avoir de la musique pour une séquence phare du scénario : une danse hassidique en plein cœur de Paris pendant laquelle un faux rabbin (Joué par Louis de Funès) dévoile d’incroyables talents de danseur.

 

Cosma vient de remporter un franc succès avec « Le Grand blond avec une chaussure noire », d’Yves Robert. Mais c’est encore un jeune homme timide avec un fort accent slave qui débarque sur le tournage de Rabbi Jacob, à Orly. Oury est plutôt perplexe : entre le très show-business Polnareff et l’académique Georges Auric, le jeune roumain fait malgré lui figure jeune débutant.

 

En deux ou trois jours, il va composer une maquette sur les mouvements de la chorégraphie déjà réglée pour la séquence. Sa rapidité d’exécution et la qualité de sa proposition épate Oury. De Funès - lui-même pianiste et mélomane - est fortement impressionné. L’union vient d’être scellée : Gérard Oury et Vladimir Cosma vivront l’aventure du cinéma pendant 25 ans et pour 6 longues métrages (Le Schpountz, Le coup du parapluie, L’As des as, La soif de l’or, Levy et Goliath).

 

Quant au film « Les aventures de Rabbi Jacob », il symbolise cette capacité qu’avait alors le cinéma de pouvoir aborder racisme et religion sans crainte du non politiquement correct, en un mot, un cinéma qui se moquait sincèrement du monde. 

 

C’est au palais des Congrès de Paris que du 18 au 5 octobre, le film « les aventures de Rabbi Jacob » passera de l’écran à la comédie musicale, dans une mise en scène de Patrick Timsit. Vladimir Cosma en signe évidemment la partition. Le Rabbi Muffin, Un premier extrait musical, interprété par MC Solaar est déjà proposé sur le net.

 

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Le jazz à Lalo  (EVENEMENTS ET CONCERTS) posté le jeudi 04 septembre 2008 14:44

"Je voulais créer le son de l'excitation". Ainsi parle Lalo Schifrin lorsqu'il évoque ses recherches musicales et rythmiques sur  la générique jazzy de la série MISSION IMPOSSIBLE. Une excitation qu'il va sans doute connaître pour de bon, samedi 13 septembre à la Villette...

En effet, La Villette Jazz Festival propose un concert exceptionnel d’un des compositeurs de musique de film les plus passionnés de jazz, aujourd’hui âgé de 76 ans : Lalo Schifrin.

 

Originaire de Buenos Aires, Lalo Schifrin vient enrichir sa formation musicale à Paris au Conservatoire au début des années 50. A cette époque, il joue dans des boîtes de jazz, acquérant une réputation de compositeur et arrangeur, jouant et enregistrant en Europe. De retour à Buenos Aires quelques années plus tard, c’est à l’occasion de l’une de ses performances que Dizzy Gillespie découvre le musicien argentin : épaté, il lui demande de devenir son pianiste et arrangeur.

En 1958, Schifrin rejoint les Etats-Unis. Il y fera une prodigieuse carrière.

 

Sa musique emprunte à la musique classique et aux différentes techniques musicales du 20ème siècle. Son amour premier pour le jazz et la rythmique ont une forte influence sur ses compositions. Il écrit plus d’une centaine de musiques de films pour le cinéma et la TV. « Bullit », « Luke la main froide », « L’inspecteur Harry » et « Amityville » feront des années 70 celles des partitions emblématiques de Schifrin. Les génériques des feuilletons « Mannix » et « Mission impossible » ont largement contribué au succès des deux séries.

 

Samedi 13 septembre, à 20h, Lalo Schifrin en concert à la grande Halle de la Villette (salle Charlie Parker), avec l’Orchestre National d’Ile de France et la participation du trompettiste John Faddis.

 

Au programme : des compositions de Bill Evans, T. Monk, D. Gillespie … et Lalo Schifrin.

 

Info et réservations :

01 44 84 44 84 et 01 40 03 75 75

 

 

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The Fly – La mouche au théâtre du Châtelet  (EVENEMENTS ET CONCERTS) posté le lundi 23 juin 2008 13:58

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est une création.
Une œuvre lyrique contemporaine en résonnance avec le 7ème art.
Un spectacle qui puise son inspiration dans le film éponyme de David Cronenberg.
C’est encore un de ces magnifiques événements de la scène lyrique, musicale et théâtrale comme le Théâtre du Châtelet peut nous en proposer avec cette rigueur et cette recherche de la pertinence qui lui sont propres.

La partition originale du film, nous l’oublions pour mieux nous en souvenir. Composé par Howard Shore, elle va à présent servir de canevas à cet opéra hors frontières. « The fly (La mouche)», c’est l’évocation de l’apprenti-sorcier des biotechnologies, une parabole de notre société en pleine interrogation sur les limites à franchir (ou pas) dans le domaine de la bioéthique.

Cet ouvrage, commandé à Howard Shore par le Los Angeles Opera créé à Paris, est dirigé par Plácido Domingo (directeur du Los Angeles Opera) et qui est pour l’occasion à la tête de l’Orchestre Philharmonique de Radio France.

Alléchant.

The Fly est le premier opéra de Howard Shore. Avec plus de 60 musiques de film dont celle de la trilogie du Seigneur des Anneaux (2001 - 2003), il s’illustre dans des oeuvres de Martin Scorcese After Hours (1985) et The Aviator (2004) ou Ed Wood (1994) de Tim Burton ou encore Mrs Doubtfire (1993) de Chris Columbus. Collaborateur régulier de David Cronenberg, il a composé 11 bandes originales de ses films dont The Fly (1986), Dead Ringers (Faux Semblants, 1988), Naked Lunch (Le Festin Nu, 1991) et A History of Violence (2005). Depuis sa création en 2003, sa Lord of the Rings Symphony : Six Movements for Orchestra and Chorus, adaptée de la célèbre trilogie cinématographique, est régulièrement interprétée à travers le monde.

Voici ce qu’Howard Shore dit à propos de The Fly :
« J'ai toujours pensé que le sujet du film The Fly était un thème classique d'opéra. C'est une grande histoire d'amour et de mort, l'amour vrai qui survit à la déchéance physique et au sacrifice ultime. Porter cette oeuvre sur une scène d'opéra était pour moi un rêve de longue date. L'opéra et le cinéma ont plusieurs points communs. L’un comme l’autre veut vous transporter ailleurs. C’est une forme pure. Vous devenez alors un voyageur qui perd la conscience du monde d’où il vient. Ce n’est pas la conséquence d’un processus mental, c’est la résultante d’un état émotionnel. »


« The Fly »
Howard Shore
Création mondiale
Livret David Henry Hwang
d’après le roman éponyme de George Langelaan
Direction musicale Plácido Domingo
Mise en scène David Cronenberg
du 2 au 13 juillet 2008
Orchestre Philharmonique de Radio France
Choeur de jeunes du CRR 93 d’Aubervilliers - La Courneuve
Choeur du Châtelet
Coproduction Los Angeles Opera - Théâtre du Châtelet


5 représentations
02 juillet 2008 20h00
05 juillet 2008 20h00
08 juillet 2008 20h00
11 juillet 2008 20h00
13 juillet 2008 16h00

A l’occasion de cette création mondiale, le Théâtre du Châtelet accueille le Festival Paris Cinéma qui rendra hommage à David Cronenberg lors d’une soirée exceptionnelle le 3 juillet 2008 au cours de laquelle le réalisateur présentera son film éponyme (1987) suivi de La Mouche Noire (1958) de Kurt Neumann. Le public pourra découvrir ou redécouvrir ces deux grands classiques du cinéma projetés sur écran géant dans la Grande Salle.

Programme :
20h00
Présentation de la soirée par David Cronenberg
20h15 - 21h50
Projection de La Mouche de David Cronenberg
22h30 - 00h00
Projection de La Mouche Noire de Kurt Neumann
Festival Paris Cinéma – 6e édition du 1er au 12 juillet 2008
www.pariscinema.org
Tarif unique : 10€
Entrée libre pour les titulaires du Paris CinéPass
Placement libre dans la limite des places disponibles



Théâtre du Châtelet
2 rue Edouard Colonne
75001 Paris
Tarifs :
de 10 € à 120 €
Réservations ouvertes :
par téléphone
01 40 28 28 40
par Internet
www.chatelet-theatre.com

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Les Prix SACEM de Printemps à quelques temps de l'Eté...  (EVENEMENTS ET CONCERTS) posté le jeudi 19 juin 2008 12:14



Régulièrement, la SACEM honore et encourage ses auteurs en remettant deux fois par ans de nombreux prix. Parfois surpris, les jeunes lauréats (membres de groupes de rock, frais chanteur à midinette) découvrent qu’il y a des personnes derrières la très sérieuse Société qui gère les droits d’auteurs. Rien que pour découvrir leur mine réjouie, leur enthousiasme juvénile et sincère, ces prix vaudraient d’être retransmis sur une chaîne de télévision dédiée à la musique…

Ainsi, les Prix SACEM de Printemps ont été attribués voilà quelques jours.
Les Prix de Printemps sont très différents des Grands Prix de décembre. Ils sont nés de legs et de donations et de la volonté de certains de grands anciens membres d’honorer les genres musicaux les plus divers. La musique contemporaine y est fortement représentée, aux côtés d’expressions musicales les plus variées allant du rock à l’accordéon.
Parmi les lauréats distingués cette année, j’avais envie de donner un coup de chapeau à un garçon visiblement surdoué (lisez donc son CV un peu plus loin…) Karol Beffa, récipiendaire du Prix du SACEM des Jeunes Compositeurs. Présenté affectueusement par Laurent Petit-Girard Président du Conseil d’Administration de la SACEM (et Compositeur de musique de film et d’œuvres contemporaines), ce jeune homme surdoué fascine par son parcours, certes, mais c’est l’étonnant mélange de disciplines avec une sensibilité particulière pour le cinéma (il a été comédien étant enfant, incarnant Mozart à 8 ans, et accompagne régulièrement des films muets au piano) qui en fait un compositeur au profil pertinent. On pourrait imaginer de sa part très prochainement un travail autour de l’image cinématographique…
Aussi, je voulais vous montrer sa bobine.
Et vous dire combien c’était une grande joie pour moi, journaliste, pianiste à ses heures, assise à côté d’Alain Chamfort ( !) dans l’auditorium Debussy, que de voir toutes les disciplines de la musique fêtées par des membres de tous âges et de tous styles musicaux, des plus sérieux aux plus extravertis.

Et vous dire, enfin, à quelques jours de la fête de la musique, combien, ici, à la SACEM, on se mobilise pour défendre et protéger les droits d'auteurs en grand danger devant l'ogre Internet et le téléchargement gratuit des oeuvres. Je suis de ceux qui achète (encore) ses disques, avec le plaisir de retirer l'emballage plastique, de caresser l'objet, de le tourner en tout sens, d'en retirer le livret pour m'instruire, tout en écoutant tel morceau de Jazz, de Blues, de classique, ou telle musique de film dénichée à la boutique chez MK2 avant d'aller au cinéma avec my husband voir un film pour lequel nous payons notre place - plus une glace vanille-caramel. Payer pour l'art, c'est garantir à nos enfants que demain, ils auront aussi cette diversité, cette profusion d'offre culturelle à portée de main, et non une seule offre décidée par un unique groupe multi-média régissant images, musiques, bouquins.
A bon entendeur.


Le petit CV de Karol Beffa :
Karol Beffa, né en 1973, mène parallèlement études générales et études musicales après avoir été enfant acteur entre sept et douze ans dans plus d’une quinzaine de films (il a notamment joué avec le Piccolo Teatro di Milano sous la direction de Giorgio Strehler et a interprété Mozart à huit ans dans un téléfilm de Marcel Bluwal). Reçu premier à l’École Normale Supérieure (Ulm), il étudie l’histoire (licence), l’anglais (maîtrise), la philosophie (Master à l’université de Cambridge) et les mathématiques : il est diplômé de l’École Nationale de la Statistique et de l’Administration Economique (Ensae). Entré au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris en 1988, il y obtient sept Premiers Prix (harmonie, contrepoint, fugue, musique du XXe siècle, orchestration, analyse, improvisation au piano) et le Prix d’accompagnement vocal. Reçu premier à l’Agrégation d’éducation musicale, il enseigne à l’Université Paris IV-Sorbonne (1998-2003) puis à l’École Polytechnique. Il a obtenu en 2003 le titre de docteur en musicologie en soutenant une thèse de doctorat portant sur les Études pour piano de György Ligeti. En 2004, il a été élu Maître de conférence à l’École Normale Supérieure (Ulm). Pianiste, Karol Beffa s’est produit plusieurs fois en soliste avec orchestre, a joué à la salle Cortot, à la salle Gaveau, au Festival de Radio-France à Montpellier, au Festival Piano-en-Valois, à la Halle aux Grains de Toulouse, au festival du Périgord noir... Par ailleurs, il se produit régulièrement en concert en accompagnant des lectures de textes et des films muets.
 Il donne des concerts d’improvisation sur des thèmes suggérés par le public, genre qu’il est l’un des seuls pianistes à proposer en Europe. Compositeur, ses œuvres ont été jouées en France (salle Pleyel, théâtre du Châtelet, auditorium Olivier Messiaen...), en Allemagne, en Italie, en Grande-Bretagne, en Russie, aux États-Unis et au Japon par des ensembles aussi célèbres qu’A Sei Voci, la Maîtrise de Radio France, les Cambridge Voices et par les plus grands orchestres (Philharmonique de Radio France, de l’Opéra de Lyon, de Bretagne, Bayeri- sche Kammerphilharmonie, Baltic Chamber Orchestra, Philharmonie de Saint-Pétersbourg...).
Il a bénéficié de commandes de nombreux festivals: Saint-Lizier, Juventus, Couperin en concerts, le Festival d’art sacré de l’Abbaye de Sylvanès, le Festival des forêts, le festival Chartres en plein chant... En 2000, la Biennale internationale des Jeunes Artistes de Turin l’a sélectionné pour représenter la France. En 2002, il était le plus jeune compositeur français programmé au Festival Présences. Pour l’année 2004, le Festival Musique en Tréfilerie lui a consacré une rétrospective et le salon d’honneur des Invalides un portrait sous forme de deux concerts.
Commande de Musique Nouvelle en Liberté, son œuvre “Fictions”a été jouée neuf fois par l’Orhestre National des Pays de la Loire.
En juillet 2005, un oratorio-ballet sur la vie de Marie-Madeleine a été entendu à trois reprises en Provence. Mars 2006 a vu la création d’une pièce par l’orchestre de Pau, sous la direction de Fayçal Karoui. C’est la première fois en France, qu’une souscription était lancée auprès du public pour passer commande à un compositeur. Compositeur en résidence de l’Orchestre National du Capitole de Toulouse depuis 2006, la création, en janvier 2008, de son concerto pour violon a été saluée unanimement par la presse ; l’œuvre sera reprise en tournée en mars 2009. Après plusieurs pièces — “Metropolis”, “La Nef des fous”, “Orange mécanique”, “Études 2 et 5 pour piano” — où le compositeur explore avant tout le pôle rythmique, nerveux, déjanté, désarticulé de son imaginaire (le“clocks”, pour reprendre la terminologie de Ligeti à propos de sa pièce “Clocks and Clouds”), Karol Beffa retourne à ses amours premières et revient à des  climats étales, contemplatifs, harmoniques  (le “clouds” de Ligeti).

Son actualité :
En mai-juin 2008, il est le compositeur invité du Festival d’Auvers-sur-Oise et de Suona francese (Rome), en juillet des "Pianissimes" de Neuville-sur-Saône. Septembre 2008 verra la création d’un trio flûte, alto et harpe, co-commande de Marie- Pierre Langlamet et de la Fondation de la Philharmonie de Berlin ; avril 2009 celle d’un quatuor à cordes pour le quatuor Capuçon (Madrid) ; mai 2009 celle d’un concerto pour piano, à la demande de Boris Berezovsky, avec l’Orchestre National du Capitole.

Karol Beffa est boursier de l’Institut de France en composition (2001), lauréat de la Fondation Lili et Nadia Boulanger (2001), boursier de l’Académie musicale de Villecroze et lauréat de la Fondation Natexis (2002), lauréat de la bourse des Muses
(2004), finaliste du concours international de composition de Prades (2005 et 2007) et lauréat du Prix Charles Oulmont (2005).

Discographie :
• “Six Études, Sillages et Voyelles pour piano” (par Lorène de Ratuld), coup de cœur de l'Académie Charles-Cros, recommandé par Arte
• “Trois Étudespour piano” (par Dana Ciocarlie)
• “Metropolis” (par Arnaud Thorette et Johan Farjot)
• “Masques I et II” (par Renaud et Gautier Capuçon)
• “Subway (par Romain Leleu et Julien Le Pape)
• “Après une lecture de Bach...” (par Marina Chiche)
• “Improvisations” (par Karol Beffa)



 

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