Accueil Date de création : 08/09/07 Dernière mise à jour : 03/07/09 19:01 / 112 articles publiés

PORTRAITS DE COMPOSITEURS

Portrait du beau Cyril  (PORTRAITS DE COMPOSITEURS) posté le mardi 22 avril 2008 16:58

 

 

 

Actuellement sur les écrans, le film  de Marion Laine Un cœur simple avec Sandrine Bonaire et Marina Foïs est ourlé d’une partition tout en filigrane. Interprétée par un quatuor à  cordes aux accents contemporains, elle est signée Cyril Morin.

 

Mais qui est donc Cyril Morin?

Fils d’un biologiste et d’une mère au foyer, à six ans, le petit Cyril joue de la clarinette au Conservatoire de Blois. Mais ses rêves sont ailleurs, ils sont existentiels et plein d’ardeur. Dessin, sculpture, mime, tout est bon pour échapper à un cadre scolaire et nourrir ce besoin insatiable de créer. A 13 ans, Cyril  se tourne vers la guitare classique qui devient son instrument de prédilection.

 

Fan de Bowie, Cyril écrit des chansons tout en poursuivant ses études. Ces dernières le mènent à la publicité, dans le Paris des années 80. Il travaille pour la télévision et la radio, compose génériques et jingles (Sur France Info), il fait ses gammes, comme on dit.

 

Dans les années 90, Cyril Morin signe les musiques de fictions télévisées et produit ses premiers albums solos au style atmosphérique. C’est l’époque où il rencontre le cinéaste Pam Nalin. A l’expérience commune d’un court métrage  succède le premier film de cinéma pour le compositeur : Samsara (2001). Le succès de ce récit aux accents érotiques profite à Cyril. Deux ans plus tard, il signe une autre partition qui marque les esprits : La fiancée syrienne d’Eran Riklis. Salué par la critique, aussitôt catalogué spécialiste de musiques du monde, il reçoit plusieurs prix dont celui de la révélation de l’année.

 

Dans Un cœur simple, Cyril Morin chasse sur un terrain moins souple, où l’enfant autodidacte s’efface un peu derrière ses références. Mais il est une certitude : ce garçon ne cessera de chercher dans l’aventure de la création une raison de croire en ce qu’il est.

 Si vous voulez lui rendre une petite visite et voir son beau profil:

www.cyrilmorin.com

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Georges FENTON, un compositeur heureux  (PORTRAITS DE COMPOSITEURS) posté le mardi 22 avril 2008 16:43

 

 

 

 

 

Il doit encore être sur les écrans : Fool’s gold, ou L’amour de l’or, film que l’on doit au réalisateur de Hitch, Andy Tennant. L’intrigue riquiqui de cette gentille chasse au trésor est mise en musique par une pointure de bande originale : le britannique Georges Fenton. Que ne ferait-on pas pour ses meilleurs amis ? Et il se trouve qu’Andy en est un. Georges a signé tous ses films… Mais retournons aux sources.

1950.

Londres.

George Richard Ian Howe vient au monde. Sa maman ignore que son petit est promis à un brillant avenir.

Au début des années 70, jeune et plein d’entrain, Georges compose pour le théâtre, écrit quelques partitions de facture classique pour la Royal Shakespeare Compagny et entame une honnête carrière de compositeur à la télévision britannique. C’est à cette époque qu’il rencontre le réalisateur Stephen Frears. Ils travaillent déjà ensembles sur des fictions télévisées,  mais c’est Richard Attenborough qui le premier en 1982 va mettre en lumière le talent de compositeur sur grand écran : Georges Fenton est nommé aux Oscars pour Gandhi (nomination qu’il partage avec Ravi Shankar). 6 ans plus tard, il obtient une nouvelle nomination pour un autre film du réalisateur britannique Cry Freedom.

Fenton passe alors allègrement du petit au grand écran et Sir Richard Attenborough de ne jurer que par lui.

 

1989. Fenton retrouve Stephen Frears pour une adaptation du roman Les liaisons dangereuses, et obtient sa troisième nomination. A l’opposée de ces liaisons, Fenton sait nouer des relations fidèles avec les cinéastes : Neil Jordan, Harold Ramis, Luis Mandoki, Nora Ephron et Andy Tennant lui confient tous leurs films, Ken Loach en tête. Land and freedom, Carla’s song, My name is Joe, Un héro malgré lui, Sweet home Alabama, Un jour sans fin, Anna et le roi, You’ve got a mail… Georges Fenton goûte à tous les plats, de la comédie légère au récit dramatique sans jamais s’essouffler.

 

Nommé une quatrième fois aux Oscars pour le film de Terry Guilliam The Fisher King en 1992, Georges Fenton prend le temps d’enseigner son savoir à l’Université de Nottingham et de produire des disques, continuant d’écrire pour le cinéma et la télévision.

 

Allègre et joueuse, sa partition pour Fool’s gold est éditée sous le label Varèse.

 

 

 

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Zbigniew Preisner, la quête spirituelle d'un musicien  (PORTRAITS DE COMPOSITEURS) posté le vendredi 28 mars 2008 18:03

 

 

 

 

 

S’il est un compositeur d’inspiration mystique et spirituelle, c’est sans aucun doute le compositeur Zbigniew Preisner.

Associé au cinéaste Krzysztof Kieslowski, il est l’auteur des partitions des films  Le décalogue, La double vie de Véronique et Bleu, blanc, rouge.

 

Né en Pologne en 1955, il fait des études d’histoire et de philosophie à Cracovie. Ce musicien autodidacte ne reçoit aucune formation. Son style, il le forge au fil des années, puisant son inspiration dans la musique religieuse occidentale et orientale, s’astreignant à une écriture rigoureuse. L’aspect de son travail sans doute le plus pertinent est celui sur la voix. Il domine la plupart de ses œuvres.

 C’est grâce à Kieslowski, que Preisner accèdera à une renommée internationale. Depuis le décès de son ami réalisateur en 1996, Preisner n’a cessé d’écrire, poursuivant son exploration du rapport musique et images. Il écrira d’ailleurs une œuvre à sa mémoire Requiem for a friend, splendide Lacrimosa.

La même année, ironie du sort, le compositeur polonais reçoit un César pour son travail sur Elisa de Jean Becker, cinéaste qu’il retrouvera pour Effroyables jardins. 

Sa partition pour le film de Claude Miller Un secret  a été nommée aux Césars. Pour l'écouter, le mieux est de vous offrir le DVD du film qui vient de paraître.

Mais la grosse actualité de Preisner, c'est son nouvel album:

Silence, night and dreams, composé pour orchestres, chœurs et solistes, avec la participation de la vocaliste Teresa Salgueiro du groupe Madredeus, édité chez EMI classics. C'est un délicat voyage, très zen, qui comblera les plus contemplatifs d'entre vous. To speak, to dream, to find, to know, to die, to love... loin des images, Preisner donne libre court à son vague à l'âme, revisitant les questions existencielles. La musique est ici, sans doute, une forme d'introspection du compositeur. 

 

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MARC SHAIMAN : SÉANCE DE RATTRAPAGE  (PORTRAITS DE COMPOSITEURS) posté le mercredi 19 mars 2008 15:51




J’aurais du vous en parler plus tôt, quand le film de Rob Reiner est sorti, mais voilà, j’étais à San Francisco, je prenais des photos…

Connaissez-vous l’excellent Marc Shaiman ?


Actuellement sur les écrans, le film de Rob Reiner Sans plus attendre avec Jack Nicholson et Morgan Freeman bénéficie d’une partition signée du compositeur sans doute les plus appréciés d’Hollywood. Avec plus de 40 films à son actif et de nombreux prix à son palmarès, sa carrière se résume à une formidable ascension et à l’enchaînement inéluctable de succès.

Né dans le New Jersey en 1959, Marc Shaiman débute à 17 ans comme directeur musical du groupe de Bette Midler, les Harlettes. Fan de la grande dame, il devient vite son arrangeur vocal, coproducteur et superviseur des musiques de ses films et acquière une réputation de surdoué dans la profession. D’autres artistes bénéficient bientôt de ses talents : Eric Clapton, Robin Williams et Barbara Streisand.

Marc Shaiman est un touche à tout :

il exerce ses talents d’arrangeur et de directeur musical à Broadway et travaille régulièrement pour le producteur Scott Rudin. Il compose les partitions de nombreuses comédies impérissables comme In & out, La famille Addams, Sister Act, South Park et Georges de la Jungle.

Deux collaborations, deux amitiés fortes se détachent des autres :

celles que Marc Shaiman va connaître avec le comédien Billy Crystal qu’il rencontre dans l’émission télévisée de la NBC « Saturday night live » (Diffusé depuis 1975) dans laquelle il tient le rôle d’un pianiste, et celle qu’il va débuter avec le cinéaste Rob Reiner sur le film  Quand Harry rencontre Sally en 1989.

Depuis presque vingt ans, Reiner lui confie toutes ses musiques. Leurs deux tempéraments se mêlent à merveille : tendresse, humour (parfois noir) et nostalgie, ils ont tout pour s’entendre. Celle de son dernier film Sans plus attendre balance entre malice et nostalgie, entrelace saxophone et piano. Evocation tendre et espiègle de deux hommes au crépuscule de leur vie, elle est éditée chez Varèse Sarabande.
On y trouve également les thèmes principaux d’autres films dont Shaiman a écrit la musique (The American President, Mother, Une nuit à Seattle, South Park, Stuart Little…). Ils sont tous interprétés au piano par le musicien au touché jazzy.


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