Accueil Date de création : 08/09/07 Dernière mise à jour : 03/07/09 19:01 / 112 articles publiés

PORTRAITS DE COMPOSITEURS

Reinhardt Wagner, papillon préféré de Roland Topor  (PORTRAITS DE COMPOSITEURS) posté le lundi 15 septembre 2008 17:09

 

 

 

 

 

 

 

Reinhardt Wagner est né le 26 avril 1956 à Paris.

 

Après le conservatoire d’Orléans, il entre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où il étudie l’histoire de la musique et l’esthétique musicale (classe de Brigitte François-Sappey), l’harmonie et le contrepoint (Yvonne Desportes), l’analyse musicale (Jacques Casterède). En 1979, il débute sa carrière de compositeur pour le théâtre mais aussi le cinéma, collaborant avec Philippe Labro (La Crime, 1984), Jacques Rozier, Pascal Thomas (Mercredi folle journée, La dilettante, Mon petit doigt m’a dit, L’heure zéro), Romain Goupil et Jean-Jacques Beineix (Roselyne et les lions, Mortel transfert). Il collabore avec Roland Topor pour Ubu Roi et Jean-Michel Ribes lui permet d’être à la fois comédien et musicien sur la scène du Théâtre du Rond-Point dans Collection particulière, aux côtés de l’excellent François Morel (2007). Reinhardt vient d’ailleurs d’écrire la musique du spectacle Signé Topor donné en mai et juin dernier dans ce sympathique lieu de théâtre et de créations artistiques.

Reinhardt Wagner a composé à ce jour une trentaine de musiques de film.

Il a fait quelques apparitions dans les films dont il compose la musique : amusez-vous à le découvrir dans le rôle d’un aveugle (Mortel transfert), d’un chauffeur de taxi (La dilettante), d’un prof (Mercredi, folle journée !) d’un pianiste (Faubourg 36).

Reinhardt fut très lié à l’écrivain et dessinateur Roland Topor, lequel a dit de lui :

« Entre les circonvolutions cérébrales et intestinales, Reinhardt, papillon de nuit, voltige entre deux abat-jour. »

J’ajouterais que Reinhardt à la générosité en apanage et le palpitant farouche comme celui d’un jeune homme au bal des débutants. Son esprit est si réjoui qu’il semble faire des pointes lorsqu’il marche dans la rue à la rencontre du vent de l’automne.

Il a aussi une tête à bouder, comme les enfants.

A croire qu’il va vous donner une racler.

Sur scène, Reinhardt, c’est un régal !

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Se souvenir d'Elmer en ce mois d'août  (PORTRAITS DE COMPOSITEURS) posté le mardi 05 août 2008 01:41






Lauréat de l’Oscar pour la comédie musicale d’Arthur Hiller Millie, Elmer Bernstein A été cité dix fois pour cette même récompense. Parmi ses partitions les plus connues (Une centaine): L’homme au bras d’or, Les dix commandements, Le dernier des géants, Les sept mercenaires, Comme un torrent, La grande évasion, Le prisonnier d’Alcatraz, My left foot, mais aussi les comédies Un fauteuil pour deux , S.O.S. fantômes et Y a-t-il un pilote dans l’avion ? Il a travaillé d’après la partition originale de Bernard Herrmann pour le remake du film Les nerfs à vif  que réalisa Scorsese... Parmi ses dernières partitions,  l’idéaliste de Coppola, A tombeau ouvert de Scorsese et Loin du Paradis de Todd Haynes. Né en 1922 et décédé le 18 août 2004, Elmer Bernstein fut l’un des compositeurs d’Hollywood le plus admiré et le plus respecté.

En mars 2000 aux Etats-Unis, Elmer Bernstein, invité d’honneur du Festival International de film et de Rencontres cinématographiques de Sedona, Arizona, était déjà très lucide sur la place du compositeur dans l’industrie du cinéma et ses perspectives d’évolution. Le résumé de son parcours est aussi typique des compositeurs du début du XXe siècle, marqué par l’immigration et la guerre.

Vous êtes né à New York ?
Oui. Mes parents étaient immigrants. Ils sont arrivés aux Etats-Unis à 5 ans au début du siècle dernier. Mon père était professeur dans une école. Ma mère voulait être danseuse. Elle avait étudié avec Isadora Duncan, mais mon grand-père était très conservateur et ne voulait pas voir sa fille monter sur une scène… J’ai grandi dans cet environnement artistique. Mes parents ont toujours voulu que je fasse quelque chose dans ce domaine. J’étais fils unique et mon bonheur comptait beaucoup pour eux.

Quel fut votre premier instrument ?
Le piano. J’ai débuté les concerts à l’âge de 15 ans. Le dernier, je l’ai donné à New York à 28 ans. J’ai commencé à improviser sur mon piano à l’âge de 10 ans. Deux ans plus tard, j’obtenais une bourse pour travailler le piano avec la concertiste Henriette Michelson (Professeur à la Julliard School de New York). Elle entendit mes improvisations et décida de me faire travailler avec Aron Copland. C’est comme ça que mon apprentissage de compositeur a démarré.

Vous souvenez-vous de votre premier émoi cinématographique ?

… J’ai toujours aimé les films. Ma grand-mère qui n’avait jamais appris à parler anglais adorait aller au cinéma. Elle m’emmenait avec elle quand j’avais 6 ans. Au début, nous allions voir des films muets, ce qui était parfait pour elle !

Vous obtenez votre diplôme à la Walden School of Music de New York, et trois ans après, c’est la guerre…

Oui… Enrôlé dans l’Air Force. À la vérité, je n’ai pas quitté les Etats-Unis. Étant pianiste, on m’avait chargé d’écrire les musiques des documentaires de propagande radio dont le but était de faire croire au peuple américain que nous faisions du bon boulot, que nous allions gagner !… Après la guerre en 1946, comme j’avais beaucoup aimé mon travail d’écriture pour la radio, j’ai voulu continuer dans le civil. Mais personne n’avait jamais entendu parlé de moi, évidemment. Alors, je suis revenu à mes concerts classiques.

Hollywood vous ouvre les bras en 1951…

Oui. À l’époque, c’est l’âge d’or des musiques de films. La plupart des compositeurs venaient d’Europe centrale. Ils avaient apporté ce langage musical bien particulier : Dimitri Tiomkin, Franz Waxman, Max Steiner,  Bronislau Kaper,  Miklos Rozsa, Ils étaient tous européens et c’étaient les meilleurs. C’était ça, le son d’Hollywood. C’est celui que j’ai trouvé en arrivant. Mais un peu avant moi, deux compositeurs Américains commençaient déjà à écrire de la musique plus made in USA : Bernard Herrmann et Alex North.

Vous sentez-vous plus proche du son américain que du son européen ?

… Je crois que mon travail, à la base, combine les deux influences. Mais les premiers succès de ma carrière sont liés au fait que mes partitions sonnaient américain.

Le jazz tient une place importante dans vos compositions.

Le jazz, je l’ai connu grâce à mon père. C’était un grand collectionneur de disques. Et j’ai grandi avec la musique de Louis Armstrong, King Oliver… Ce genre de disques était partout à la maison. Je n’ai jamais joué moi-même du jazz, mais j’ai ce feeling particulier, oui…

Comment avez-vous rencontré Otto Preminger ?
En 1952, j’ai fait la musique d’un film : Sudden fear. La partition avait attiré l’attention : les hautbois et le piano très présents, ça ne se faisait pas à cette époque. À l’une des previews du film, le frère d’Otto était dans la salle. Trois ans plus tard, lorsque Otto chercha un compositeur pour L’homme au bras d’or, son frère se souvint de ma partition et suggéra mon nom à son frère.

Ce score fut-il difficile à écrire ?

Non. La seule difficulté fut de le faire vite… En 20 jours exactement ! Mais d’un autre côté, je pouvais assister au tournage et voyais les rushs tous les trois jours. Ça m’a beaucoup aidé.

Quelle recette pour écrire la musique de Western ?
J’ai eu un certain impact sur la musique pour Western à l’époque des Sept mercenaires (1966) et j’en suis content. Avant que j’en fasse, elle ressemblait surtout à de la musique folklorique. Moi, j’ai simplement traité le sujet avec beaucoup d’énergie. J’adorais ça !

Et les films de guerre comme “ La grande évasion ” : comment travailler ce genre de partition ?
John Sturges a beaucoup à voir dans mon écriture pour ce genre cinématographique. Il vous raconte son film et l’inspiration vous vient automatiquement. Il crée l’ambiance et définit la couleur musicale rien qu’en vous parlant. Formidable! Je me basais toujours sur un thème unique pour écrire. Certains thèmes, je dois l’avouer, furent composés quand j’avais quinze ans… Je les ressuscitais, en quelque sorte !

Vous a-t-on refusé des partitions ?

Oui. Une fois à cause du réalisateur, mais la plupart du temps, pour des raisons purement commerciales. D’une façon générale, j’ai beaucoup de chance, car je n’ai jamais eu de partitions refusées sur un film qui ait marché !

En tant que compositeur, vous sentez-vous à l’aise aujourd’hui à Hollywood?

Aux Etats-Unis, les compositeurs ont nettement moins de liberté aujourd’hui qu’hier, et cela pour différentes raisons : d’abord, il me semble que certains réalisateurs sont devenus des auteurs avant d’avoir le droit de le revendiquer. Je ne parle pas de Scorsese ni de Francis Ford Coppola, bien sûr ! Mais ce n’est pas forcément bon pour un jeune réalisateur d’avoir cette prétention : ça tourne vite à l’autoritarisme. Ensuite, on est emprisonné dans un étau commercial : les studios veulent toujours faire de l’argent avec la musique. Alors, la partition en souffre… Prenons l’exemple désastreux de The Wild Wild West dont j’ai écrit la partition originale. Avec un film de ce genre, avec un score de cette ampleur (Et là, la qualité de la partition n’intervient pas), on sort un album de chansons qui n’ont absolument rien à voir avec le film. Pire ! Le score ne figure même pas sur l’album ! C’est la façon  la plus immorale de faire du business ! Il faut savoir que dans notre pays, les Etats-Unis, la seule chose qui compte, c’est l’argent.

Vous pensez qu’il est facile pour un compositeur d’exister dans ces conditions ?

C’est une question délicate. Je ne sais pas vraiment comment les choses vont évoluer à Hollywood. Je pense que, en ce moment, on entend de moins en moins d’émotion dans les BOF. Beaucoup trop de scores sont vraiment le résultat du genre de film qui a été tourné : des films qui donnent peu de place à une bonne partition. Cela va changer, sans doute. J’espère que les gens vont se lasser… J’entends de plus en plus de réalisateurs et de producteurs se plaindrent que les musiques se ressemblent toutes.

Vous avez enregistré la partition rejetée que composa Bernard Herrmann pour le film d’Hitchcock “ Le rideau déchiré ” … Pourquoi ?
L’affaire de la partition rejetée d’Herrmann était connue de tout le monde à Hollywood. Parce que Herrmann était un Dieu pour nous, jeunes compositeurs, nous suivions tout ce qu’il faisait. Lorsque cette partition fut refusée, nous fûmes horrifiés. Nous savions d’instinct qu’Hitchcock avait commis une erreur. J’ai longtemps attendu d’avoir l’opportunité de faire un enregistrement de cette partition. Je l’ai d’ailleurs utilisée dans le remake du film Les nerfs à vif (Martin Scorsese).

Avez-vous rencontré Bernard Herrmann ?
Oui, à l’époque où j’étais jeune compositeur. Il était pour moi une sorte de mentor. Lorsque j’ai enregistré la partition écrite pour L’aventure de madame Muir (Joseph L. Mankiewicz), j’ai eu le plaisir de jouer devant lui. C’était six mois avant sa mort…

Et qu’avez-vous appris de lui que l’on pourrait entendre dans vos partitions ?
… Une sorte de férocité par rapport aux intentions… Beaucoup de ses musiques semblent parfois un peu lourdes… Vous savez, je n’aurais jamais imaginé écrire une partition comme celle de La mort aux trousses, mais je suis heureux que Bernard Herrmann l’ait fait!… Et c’est ce genre de partitions qui nous manque terriblement aujourd’hui. Des scores composés. L’électronique y est pour beaucoup : être assis devant un synthétiseur et improviser, ce n’est pas composer. Mais, bon ! On a toujours nos dinosaures à Hollywood : John Williams, et Jerry Goldsmith (*). Et puis Thomas Newman et James Horner nous rassurent un peu sur notre avenir…

Une définition de la musique de film ?
La partition d’un film doit faire en sorte que celui-ci soit la meilleure expérience émotionnelle qui soit pour le spectateur. Pendant que vous regardez les images, vous n’entendez pas vraiment la musique. Mais la musique vous fait sentir quelque chose… Et si la partition réussit à vous donner cette émotion, alors, c’est gagné.

 

(Entretient réalisé à Sedonna, Etats-Unis, en mai 2000)

* Jerry Goldsmith est décédé en Juillet 2004

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La saga de l'été sera lyrique sur France 2  (PORTRAITS DE COMPOSITEURS) posté le mardi 10 juin 2008 14:32

L’été n’est pas encore là que déjà, France 2 nous offre la primeur d’une saga dramatique découpée en quatre épisodes, et diffusée à partir du 11 juin. Une vraie saga, comme on les aime, pour émouvoir et donner comme un frémissement de midinette... Vous me connaissez, je suis preneuse! La côte d'Azur, le Bien et le Mal se livrant une lutte impitoyable, de l'argent, de l'art et de la séduction, réalisée par Jacques Otmezguine, produite par Nelka Films, avec dans le rôle principal un Ruggero Raimondi flamboyant, la saga Le sanglot des anges bénéficie d’une vraie partition de cinéma : elle est signée Etienne Perruchon.

 

Né en 1958, le petit Etienne  a la musique dans la peau. Après des études musicales (auprès notamment de Claire Legrand, de l’Institut Musical Européen, Ani et Raffi Pétrossian, Pierre Ficquet pour le piano et Solange Anconna, Prix de Rome) couronnées de prix et de diplômes, il aborde la musique de scène, fort de ses connaissances en analyse et en écriture. Théâtre, comédie musicale, poème  symphonique, ballet, conte musical et spectacle pyrotechnique, Etienne Perruchon s’enrichit d’expériences et de rencontres dont celle du chanteur Richard Gotainer et du metteur-en-scène Jean-Louis Benoît. Le cinéma est bientôt à portée de partition. Les réalisateurs Gérard Cuq et Manuel Sanchez font régulièrement appel à lui dès les années 90 mais c’est Patrice Leconte qui lui offre en 2004 un magnifique cadeau : l’écriture de la partition de son documentaire Dogora –ouvrons les yeux. Récompensé au Festival d’Auxerre, Etienne Perruchon gagne la reconnaissance d’une profession et la fidélité d’un cinéaste qui lui confie les musiques de ses prochains films comme Les bronzés 3 et La guerre des Miss qui sortira en 2009. 

Interprétée par l’Orchestre Symphonique de Sofia, ample et tragique, la musique d’Etienne Perruchon pour la saga Le sanglot des anges s’imbrique parfaitement avec les œuvres de Rossini, Gounod, Puccini et Verdi qui ponctuent l’intrigue dont le héros est un chanteur lyrique.

A écouter au grès des images dès mercredi prochain sur France 2.

Reservez vos mercredis soirs et prévoyez la boîte de mouchoirs si vous avez le coeur sensible à la beauté de cette voix d'or: celle de Ruggero, Dom Giovanni inoubiable de Joseph Losey. 

 

Vous pouvez voir de larges extraits des différents épisodes et écouter la musique originale d'Etienne Perruchon sur

www.lesanglotdesanges.com

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Quand Cosma vient à Pagnol  (PORTRAITS DE COMPOSITEURS) posté le mardi 03 juin 2008 00:08

La première rencontre musicale entre l’œuvre de Marcel Pagnol et le compositeur Vladimir Cosma s’est faite au cinéma sur le film La gloire de mon père d’Yves Robert en 1990. Elle se poursuit avec Le château de ma mère, puis La femme du boulanger et La trilogie marseillaise pour la télévision.

L’humanité qui émane de l’univers ensoleillé de Pagnol où drame et comédie se rencontrent correspond bien à Vladimir Cosma : compositeur roumain né à Bucarest le 13 avril 1940 dans une famille de musiciens, (son père Téodor est pianiste et chef d’orchestre, son oncle Edgar compositeur et chef d’orchestre, sa grand-mère est piansite et sa maman auteur-compositeur – il eut été étonnant que le petit Vladi devienne pompier) ce premier prix de violon, élève de Nadia Boulanger, trouve dans la musique la capacité d’échapper au destin d’un pays en dictature. Passionné de musique classique, il s’encanaille avec le jazz de saint Germain mais garde pour la musique populaire traditionnelle de son pays une tendresse émouvante qui vaut à ses composition un style bien reconnaissable . Son métier lui apporte, au fil des années, l’exaltation de la jeunesse, l’enthousiasme des premières tournées de concertiste, puis fortune et gloire grâce au cinéma et au cinéaste Yves Robert, premier cinéaste à lui confier la musique de ses films.

Vladimir Cosma – dont le physique charmeur rivalise avec celui de Laurent Fabius ou d’Eric Orsenna - est associé aux plus beaux succès du cinéma : Le grand blond avec une chaussure noire, Diva, Les aventures de Rabbi Jacob, Le Bal, Un éléphant ça trompe énormément, Le père Noël est une ordure, Le dîner de con… la liste est longue (plus de 200 films), et la carrière de Cosma riche et généreuse en prix et distinctions.

Cosma, c’est un sens inné du thème que l’on retient, une grâce évidente des orchestrations, une capacité à exprimer une certaine dérision musicale et enfin, un romantisme exalté.

Il manquait à cet homme passionné de musique l’écriture d’une œuvre pour la postérité : voilà qui est chose faite avec Marius et Fanny, une œuvre commandée par l’Opéra de Marseille. Composé pendant 2 ans, créé à Marseille en septembre 2007, l’opéra Marius et Fanny existe à présent sur disque. Angela Gheorghiu et Roberto Alagna ont prêté leurs voix à ce projet de grande œuvre populaire. 

Marius et Fanny, opéra de Vladimir Cosma, d’après Marcel Pagnol, est édité sous le label Larghetto Music.
 

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I love Randy  (PORTRAITS DE COMPOSITEURS) posté le mardi 22 avril 2008 17:12

 

 

Actuellement sur les écrans, la comédie de Georges Clooney « Jeux de dupes » s’appuie sur la partition d’un orfèvre en matière d’humour décalé, le musicien Randy Newman.

 

Né en 1943 dans une famille de musiciens en Californie, à 17 ans, le petit Randy est déjà très productif tout comme son père, physicien, lequel à son temps perdu écrit des chansons pour Bing Crosby. Les oncles de Randy (Alfred, Lionel et Emil Newman) sont des compositeurs et chefs d’orchestres très respectés à Hollywood. Mais c’est d’abord avec un groupe pop les Harpers Bizarre fondé en 1963 qu’il fait ses premiers pas dans le show-business.

 

3 ans plus tard, Randy Newman entame une carrière solo. Si le succès commercial n’est pas au rendez-vous de ses deux premiers albums, le troisième attire l’attention du public américain mais aussi celle de ses confrères : ses chansons - dont les textes ironiques sont souvent à prendre au deuxième degré  - sont bientôt reprises par des artistes comme Dusty Springfield, the Everly Brothers, Ray Charles, Joe Cocker et Ringo Star. « Little Criminals », « Short People » et « I love L.A. » sont parmi les plus gros succès du compositeur.

 

Randy Newman flirte avec le cinéma dés les années 70 et c’est avec « Ragtime » de Milos Forman en 1981 qu’Hollywood s’intéresse enfin à lui. Nommé pour la première fois aux Oscars, il remporte la statuette en 2002 pour la chanson de « Monstre et Cie ». Entre temps, Walt Disney en a fait son song writter : « Toy Story », « 1001 pattes », « James et la pèche géante », «Cars » le style reconnaissable de Randy Newman habille les dessins-animés contemporains d’une musique pop imprégnée de folklore américain, accédant ainsi à la postérité. 

 

Sa dernière partition « Jeux de dupes » est éditée sous le label Varèse.

 

Site officiel de Randy Newman.

 

 

 

 

 

 

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