Réalisé en 1968, « La party » de
Blake Edwards
est un cousin américain de « Play-Time » de
Jacques Tati. Même qualité du trait dans la satire
sociale, même burlesque du jeu, de l’image, même
dialogues surréalistes. Truculence et tendresse sont au menu
de cette Party où tout le génie comique de Peter
Sellers explose en un florilège de maladresses et de
bêtises qui vont progressivement déclencher la
destruction d’une soirée typiquement hollywoodienne
fort bien dépeinte :
comédiens crétins et narcissiques, vieux crocodiles
n’hésitant pas à abuser de leur position,
adorables potiches, ambitieux et parasites, ce bel
échantillon de l’humanité finit dans un
bain de mousse mythique sous le regard du très naïf
Bakshi Hrundi.
Côté partition, « La party » est
enrobée de musique de source. Pendant quasiment toute
l’action du film, dans un coin de salon, un orchestre de jazz
combo anime la soirée - morceaux joués en play-back
bien sûr, et préalablement enregistrés en
studio par Henry
Mancini. La musique créé un décalage
permanent avec la loufoquerie des images et contribue ainsi
à rendre les scènes encore plus drôles.
« La party », c’est enfin une chanson typiquement
Mancinienne, qui soude le début d’une idylle entre une
starlette française jouant de guitare sèche,
échouée à Hollywood, et notre vrai faux indien
(un Peter Sellers passé au cirage et prenant un accent
irrésistible).
Ne ratez pas
le début du film (Peter Sellers fait de la figuration dans
un film et en toute logique, il finit par faire exploser le
décor): c'est mon passage
préféré!


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