Un rêve qui tourne bientôt au cauchemar pour une petite fille qui vient d’emménager dans une étrange maison, c’est l’histoire du nouveau film du réalisateur et animateur Henry Selick sorti mercredi sur les écrans : Coraline.
Après L’étrange Noël de Monsieur Jack et James et la pêche géante, Henry Selick s’attaque à l’adaptation du roman de Neil Gaiman et ses deux mondes parallèles.
Pour l’ébauche du film et de ses premières images, Selick utilise les musiques d’un documentaire français Microcosmos, elle est signée Bruno COULAIS. Très vite, le compositeur des Choristes, du peuple migrateur et d’Himalaya rencontre le réalisateur. Et avant même que le film soit tourné, il élabore toutes les musiques du film dans une confiance et une liberté absolue.
Une exigence, cependant de la mise en scène : écrire une musique qui progressivement ficherait la pétoche mais qui ne serait point trop poignante, ni redondante.
A l’époque du tournage, Bruno COULAIS écrit un opéra pour chœur d’enfant. C’est très logiquement, pour rester à l’échelle de l’enfance, qu’il envisage d’utiliser ces voix de l’innocence, faisant appelle au chœur d’enfant Orféo basé à Nice.
Des chansons, n’essayez pas de comprendre les paroles : la langue chantée est ici inventée ; ne pas donner de sens au texte revient à suivre la logique d’un roman qui a bien des points communs avec Alice au pays des merveilles de Lewis Caroll.
Coraline est le quatrième film d’animation sur lequel Bruno COULAIS travaille.
Fan de L'étrange Noël de Monsieur Jack, le bonheur et l’émerveillement de cette collaboration avec Henry Selick imprègne sa partition. Elle est éditée chez NAIVE.
C’est en octobre que nous découvrirons sa prochaine partition, celle du film très attendu de Jacques PERRIN Océans.
Que dire de plus sinon que j'ai pour Bruno COULAIS une grande tendresse: son travail est à l'image de ses qualités humaines. J'ai une chance inouïe de pouvoir rencontrer de telles personnalités dans mon métier. Je citerais parmi les plus adorables, les plus médiatiques et cependant les plus humbles compositeurs rencontrés:
Gabriel Yared, Mychael Danna, Alberto Iglésias et Elmer Bersntein.
J'ai avec eu des souvenirs d'une infinie tendresse.
Et chacun d'entre eux, à sa manière, m'aura enseigné quelque chose de la vie.


Commentaires