Accueil Date de création : 08/09/07 Dernière mise à jour : 03/07/09 19:01 / 112 articles publiés

LA BOF A ECOUTER D'URGENCE

Coraline, partition enchantée de Bruno Coulais  (LA BOF A ECOUTER D'URGENCE) posté le vendredi 12 juin 2009 17:24

 

Un rêve qui tourne bientôt au cauchemar pour une petite fille qui vient d’emménager dans une étrange maison, c’est l’histoire du nouveau film du réalisateur et animateur Henry Selick sorti mercredi sur les écrans : Coraline.

 

Après L’étrange Noël de Monsieur Jack et James et la pêche géante, Henry Selick s’attaque à l’adaptation du roman de Neil Gaiman et ses deux mondes parallèles.

 

Pour l’ébauche du film et de ses premières images, Selick utilise les musiques d’un documentaire français Microcosmos, elle est signée Bruno COULAIS. Très vite, le compositeur des Choristes, du peuple migrateur et d’Himalaya rencontre le réalisateur. Et avant même que le film soit tourné, il élabore toutes les musiques du film dans une confiance et une liberté absolue.

 

Une exigence, cependant de la mise en scène : écrire une musique qui progressivement ficherait la pétoche mais qui ne serait point trop poignante, ni redondante.

A l’époque du tournage, Bruno COULAIS écrit un opéra pour chœur d’enfant. C’est très logiquement, pour rester à l’échelle de l’enfance, qu’il envisage d’utiliser ces voix de l’innocence, faisant appelle au chœur d’enfant Orféo basé à Nice.

 

Des chansons, n’essayez pas de comprendre les paroles : la langue chantée est ici inventée ; ne pas donner de sens au texte revient à suivre la logique d’un roman qui a bien des points communs avec Alice au pays des merveilles de Lewis Caroll.

 

Coraline est le quatrième film d’animation sur lequel Bruno COULAIS travaille.

Fan de L'étrange Noël de Monsieur Jack, le bonheur et l’émerveillement de cette collaboration avec Henry Selick imprègne sa partition. Elle est éditée chez NAIVE.

C’est en octobre que nous découvrirons sa prochaine partition, celle du film très attendu de Jacques PERRIN Océans.

 

 

Que dire de plus sinon que j'ai pour Bruno COULAIS une grande tendresse: son travail est à l'image de ses qualités humaines. J'ai une chance inouïe de pouvoir rencontrer de telles personnalités dans mon métier. Je citerais parmi les plus adorables, les plus médiatiques et cependant les plus humbles compositeurs rencontrés:

 

Gabriel Yared, Mychael Danna, Alberto Iglésias et Elmer Bersntein.

 

J'ai avec eu des souvenirs d'une infinie tendresse.

Et chacun d'entre eux, à sa manière, m'aura enseigné quelque chose de la vie.

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Eleni Karaindrou, éloge de l'amour et des beautés de l'âme grecque  (LA BOF A ECOUTER D'URGENCE) posté le vendredi 24 avril 2009 16:30

 

 

« Il y a des rencontres qui s’avèrent les instants décisifs d’une vie. Il y a des moments où à l’écoute d’une pièce de musique, on ressent de façon inattendue que l’on a soudain accès à un niveau de communication qui excède largement le langage commun. C’est précisément ce que j’éprouve avec Eleni Karaindrou : la sensation que son langage musical naît de la même façon que les images dans mes films. »

 

Ainsi parle le réalisateur grec Théo Angelopoulos au sujet de sa compositrice. Dust of time (Poussière du temps) est leur dernière collaboration en date. La partition du film - projeté hors compétition au dernier festival de Berlin - vient d’être éditée chez ECM. Sa sortie coïncide également avec celle d’un DVD live de la musicienne Elegy of the Uprooting, rassemblant œuvres de concerts et de cinéma.

 

La musique d’Eleni Karaindrou exprime l’amour et la perte, l’exile, l’exode, le déracinement et le retour à la terre natale, la quintessence de l’âme grecque.

 

La musicienne est née en 1939 dans un petit village de montagne en Grèce. Elle étudie le piano à Athènes et poursuit sa formation à Paris en suivant des cours d’ethnomusicologie et d’orchestration. Depuis 1975, elle a composé une vingtaine de musique de films, travaillant également pour le théâtre et la télévision. Chris Marker, Harold Pinter, Jules Dassin, Margareth Von Trotta ont croisé son chemin. Le plus fidèle : le cinéaste Théo Angelopoulos. Depuis leur première collaboration sur le film  Voyage à Cythère en 1983, ils n’ont cessés d’associer leurs talents. Le regard d’Ulysse, L’apiculteur, Le pas suspendu de la cigogne, L’éternité et un jour, chaque œuvre est une partition unique faite d’images, de musiques et d’émotions.

 

Poussière du temps, la musique du dernier film de Théo Angelopoulos signée Eleni Karaindrou est éditée chez ECM.

 

 

 

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Joe Hisaishi sur la falaise  (LA BOF A ECOUTER D'URGENCE) posté le jeudi 02 avril 2009 18:54

 

Sortie le 8 avril prochain, « Ponyo sur la falaise » le nouveau film du maître de l’animation japonaise Hayao Miyazaki raconte l’histoire d’une petite fille poisson et d’un petit garçon. La partition est signée par son précieux collaborateur Joe Hisaishi.

 

 

Né en 1950 à Nagano, Joe Hisaishi reçoit une formation classique et s’intéresse à la musique minimaliste. Il entame bientôt une carrière de compositeur sur un répertoire de musique contemporaine et donne de nombreux concerts. En 1982, paraît son premier album en soliste « Information ». C’est à la même période qu’il rencontre le cinéaste avec lequel il entamera une longue et fructueuse collaboration : Hayao Miyazaki.

 

 

Magiques, poétiques, philosophiques, les films de Miyazaki nous transportent dans des univers troublants et bouleversants. Depuis « Nausicaa de la vallée du vent », son style graphique spectaculaire est servi par une musique d’une rare intensité dramatique. Joe Hisaishi puise son inspiration dans la musique traditionnelle chinoise, les partitions classiques de compositeurs impressionnistes comme Ravel et Debussy. L’influence du jazz n’est jamais loin, surtout lorsqu’il se met au piano.

 

 

Joe Hisaishi sait enrichir le propos, souligner avec ampleur ou simplicité, en appeler au percutions. Sa musique est humaine, vibrante.  Elle a fait de lui l’un des plus grands artistes au Japon, bardés de prix et récompenses.

 

 

« Mon voisin Totoro », « Princesse Mononoke », « le château ambulant », « Le voyage de Chihiro » (mémorable séquence du train à la tombée de la nuit), « le château dans le ciel »… « Ponyo sur la falaise »  signe 25 années de cinéma sans fausse note entre Miyasaki et Hisaishi.

A découvrir le 8 avril, sur les écrans.

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Broadway Melodies  (LA BOF A ECOUTER D'URGENCE) posté le vendredi 06 février 2009 19:56

 

Dès les années 30, jazz et comédies musicales font les belles nuits des spectacles de Broadway. De ces créations va naitre un répertoire the great american Songbook dans lequel puisent des artistes issus de tous courants musicaux depuis des années.

 

Une anthologie de chansons de comédies musicales vient de paraître sous le label Dreyfus Jazz : Broadway melodies réunit sur 2 CD un répertoire de chansons écrites pour la scène et reprises au cinéma dans des adaptations des spectacles de Broadway.

 

Ce répertoire incroyablement foisonnant nait sous la plume de paroliers et de compositeurs tels Irving Berlin, George Gershwin et Cole Porter. Hollywood va contribuer à la diffusion de leurs chansons, et des chanteuses telles que Dinah Washington et Ella Fitzgerald deviennent populaire auprès du grand public.

 

Des crooners comme Franck Sinatra vont eux aussi populariser ces chansons. De nombreux standards comme My Funny Valentine, I only have eyes for you et easy to love ont fait l’objet de tant de reprises que l’on oublie souvent qu’à l’origine, ils proviennent d’une comédie musicale.

 

Dans leur version originale, les chansons apparaissent dans leurs atours les plus évidents, témoin sonore d’une époque avec cette orchestration, ces arrangements et cette interprétation particulière, émouvante.

 

Fred Astaire, Judy Garland, Gene Kelly, Georges Guetari, Doris Day… Ils ont colporté ce répertoire de la musique populaire américaine, l’inscrivant dans un patrimoine chantant et dansant mondial.

 

 

 

 

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Une bande originale qui voit la vie en rose  (LA BOF A ECOUTER D'URGENCE) posté le jeudi 18 décembre 2008 18:03

 

 

 

Sorti mercredi sur les écrans, le film de Leander Ward produit par Disney Nature « Les ailes pourpres » raconte la vie très secrète des flamants-roses.

 

La naissance, la mort et la régénération sont au cœur de l’écriture du film.

 Ce sont également les trois thèmes qu’explore Jason Swinscoe à la tête du Cinematic orchestra.

 

C’est en écoutant le dernier album du groupe que le cinéaste décide de lui confier la musique d’un film qui se distingue résolument des documentaires animaliers traditionnels. D’où cette partition particulière, écrite tel un voyage à travers l’imaginaire.

 

De l’enregistrement de sons en Afrique sur le lieu du tournage à l’élaboration d’arrangements orchestraux avec chant et musique électronique, Jason Swinscoe s’inspire des couleurs et des ambiances, de chants traditionnels masaï, créant comme second espace sonore pour cette histoire non conventionnelle, rejoignant quelque part la démarche artistique de son homologue Bruno Coulais pour le film de Jacques Perrin « Le Peuple migrateur ».

 

Né en Ecosse, Jason Swinscoe, passionné de cinéma et des partitions de Bernard Herrmann pour Alfred Hitchcock s’est d’abord intéressé à la musique électronique expérimentale. Fondé depuis 10 ans, The Cinematic Orchestra a enregistré plusieurs albums. Par ailleurs, Jason Swinscoe a composé une partition pour le film muet russe de 1929 « L’homme à la caméra », de Dziga Vertov.

 

La musique du film « Les ailes pourpres » est la première musique originale signée par le Cinematic Orchestra pour un  film contemporain.

Le film vient de recevoir le Grand Prix de la musique au festival International d’Auxerre.

La bande originale est éditée chez EMI.

 

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