Accueil Date de création : 08/09/07 Dernière mise à jour : 03/07/09 19:01 / 112 articles publiés

C'est Wagner qui a composé les chansons de Faubourg 36  posté le jeudi 25 septembre 2008 15:23

je n’irai pas par quatre chemins :

je trouve lamentable la façon dont les critiques de cinéma à ce jour évoquent dans leurs rubriques télévisuelles, leurs chroniques radiophoniques, les colonnes de leur journal ou de leur magazine le film de Christophe Barratier FAUBOURG 36.

Ma colère n’a rien à voir avec la qualité du film mais avec sa musique : comment peut-on parler d’un film comportant plus d’une dizaine de chansons sans jamais citer son compositeur ?

Comment peut-on évoquer le sujet d’un scénario dont la trame est grosso-modo la création d’une comédie musicale sans évoquer la qualité de la musique ?

Honte à vous, chers collègues, ignorants des oreilles, seulement capables de repérer dans la bande sonore d’un film un tube éculé de votre adolescence !

Et ne me dites pas que vous ignoriez que les chansons de Faubourg 36 existaient bien avant le film, que le compositeur Reinhardt Wagner (puisque tel est son nom) et son complice le parolier Frank Thomas avaient dans leurs cartons un projet de comédie musicale sur le front populaire depuis plus de 15 ans… Ne me dites pas que vous pensiez que la musique avait été écrite après le scénario… Ne vous étonnez pas, enfin, que le compositeur du Vaisseau fantôme et de Tannhäuser ait pu écrire des chansons dans un style guinguette, vous me tueriez !

A bon entendeur, chers confrères, chères consœurs, salut…

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Trois compil' pour trois talents  (LA BOF A ECOUTER D'URGENCE) posté le jeudi 25 septembre 2008 14:14

 

 

Alors que nous fêtons cette année le Centenaire de la musique du film, le label NAIVE met à l’honneur trois compositeurs français emblématiques de la musique de film (3 doubles CD): Bruno Coulais, Armand Amar et Gabriel Yared. Trois compilations splendides, révélatrices de trois parcours et de personnalités artistiques aux aspirations communes.

 

Microcosmos, Le Peuple migrateur, Les Choristes, Himalaya… 3 Césars et une nomination aux Oscars, les succès de Bruno Coulais sont principalement associés à ceux du producteur Jacques Perrin et du réalisateur Christophe Barratier. Ses compositions mêlent avec poésie voix, percussions, instruments ethniques et cordes.  Ajoutons à cela que cet homme est la douceur même, que cette tendresse s'entend dans son écriture, et vous aurez une petite idée de ce que cette compilation vous reserve...

 

Arman Amar s’est récemment distingué avec les partitions des films Va, vis et deviens, La Terre vu du ciel, Le premier cri et Indigènes. Compositeur d’origine israélienne, sa musique est un voyage. Ses inspirations s’ouvrent aux musiques ethniques d’Afrique du nord, d’Orient et d’Europe. Dans la continuité de son travail de composition, Arman Amar, comme Bruno Coulais et Gabriel Yared, en appelle souvent aux technologies nouvelles (ordinateurs, samplers, programmes virtuels).

Sont éaglement présents sur l'album les partitions travaillées sur un registre plus grave : Amen, Le couperet et Sagan. 

 

L’amant, La lune dans le caniveau, 37°2 le matin, Camille Claudel, La vie des autres, le film d’animation Azur et Asmar… chacune des Musiques de Gabriel Yared porte la marque d’une inspiration singulière et d’une écriture rigoureuse. De l’Orient à l’Occident, de Bach à la Bossa Nova, Gabriel Yared est le compositeur le plus éclectique, prolifique et sans doute le plus talentueux que le cinéma ait connu ces vingt dernières années, oscarisé en 1997 pour Le patient anglais d’Anthony Minghella. Il est aussi une Belle personne, comme rarement on a l'occasion de rencontrer dans une vie. Vous en connaissez des Belles personnes ? Elles sont comme un frère ou une soeur, en mieux, c'est à dire sans ces petites jalousies de fratries et les histoires d'héritage. Bref! Gabriel Yared est un compositeur généreux, dans tous les sens du termes: généreux dans ce qu'il conçoit, créé, édifie, généreux dans ses rapports aux autres, généreux dans ses amours, ses amitiés, ses joies et ses tempêtes... C'est un Bon et un Bien vivant. Voilà qui est dit.

Si vous ne connaissez pas encore ses partitions romantiques (La cité des Anges, Message in a bottle, Un automne à New-York), la compilation vous permettra d'en découvrir quelques extraits.

 

 

Les plus belles musiques de films de Bruno Coulais, Arman Amar et Gabriel Yared, trois compilations éditées chez NAIVE.

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Reinhardt Wagner, papillon préféré de Roland Topor  (PORTRAITS DE COMPOSITEURS) posté le lundi 15 septembre 2008 17:09

 

 

 

 

 

 

 

Reinhardt Wagner est né le 26 avril 1956 à Paris.

 

Après le conservatoire d’Orléans, il entre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où il étudie l’histoire de la musique et l’esthétique musicale (classe de Brigitte François-Sappey), l’harmonie et le contrepoint (Yvonne Desportes), l’analyse musicale (Jacques Casterède). En 1979, il débute sa carrière de compositeur pour le théâtre mais aussi le cinéma, collaborant avec Philippe Labro (La Crime, 1984), Jacques Rozier, Pascal Thomas (Mercredi folle journée, La dilettante, Mon petit doigt m’a dit, L’heure zéro), Romain Goupil et Jean-Jacques Beineix (Roselyne et les lions, Mortel transfert). Il collabore avec Roland Topor pour Ubu Roi et Jean-Michel Ribes lui permet d’être à la fois comédien et musicien sur la scène du Théâtre du Rond-Point dans Collection particulière, aux côtés de l’excellent François Morel (2007). Reinhardt vient d’ailleurs d’écrire la musique du spectacle Signé Topor donné en mai et juin dernier dans ce sympathique lieu de théâtre et de créations artistiques.

Reinhardt Wagner a composé à ce jour une trentaine de musiques de film.

Il a fait quelques apparitions dans les films dont il compose la musique : amusez-vous à le découvrir dans le rôle d’un aveugle (Mortel transfert), d’un chauffeur de taxi (La dilettante), d’un prof (Mercredi, folle journée !) d’un pianiste (Faubourg 36).

Reinhardt fut très lié à l’écrivain et dessinateur Roland Topor, lequel a dit de lui :

« Entre les circonvolutions cérébrales et intestinales, Reinhardt, papillon de nuit, voltige entre deux abat-jour. »

J’ajouterais que Reinhardt à la générosité en apanage et le palpitant farouche comme celui d’un jeune homme au bal des débutants. Son esprit est si réjoui qu’il semble faire des pointes lorsqu’il marche dans la rue à la rencontre du vent de l’automne.

Il a aussi une tête à bouder, comme les enfants.

A croire qu’il va vous donner une racler.

Sur scène, Reinhardt, c’est un régal !

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Faubourg 36  (LA BOF A ECOUTER D'URGENCE) posté le lundi 15 septembre 2008 16:22

Le 24 septembre prochain sortira le nouveau film du réalisateur des Choristes Christophe Barratier.  Faubourg 36, a les jolies manières d’une comédie musicale qui se déroule dans le Paname du Front Populaire. Un film dont les chansons auront attendu 15 ans pour voir enfin les feux de la rampe et quitter les cartons des maisons de productions.

Ecrites par le compositeur Reinhardt Wagner et le parolier Frank Thomas (qui a notamment écrit pour Joe Dassin, France Gall, Michel Jonasz et Claude François), la dizaine de chansons devait être la base d’un spectacle musical. Mais très vite, l’idée d’en faire un film avait germé dans l’esprit des deux hommes.

Une première rencontre avec Jacques Perrin autour du projet éveille la curiosité d’un de ses collaborateurs Christophe Barratier. Mais Christophe n’a pas encore réalisé de long métrage et ne peut porter cette idée de comédie musicale onéreuse sur ses frêles épaules.

Le succès du film Les choristes va changer les choses…

Barratier a le vent en poupe. Mais il sait qu’on l’attend au tournant. Comment renouer cette formidable rencontre entre un film et son public ?  Quel scénario pourrait bien réunir musique et mélodrame nostalgico-romantique ? Le cinéaste n’a pas oublié le projet de Reinhardt Wagner. Soutenus par le Fond d’Action Sacem, les voici réunis pour écrire une histoire qui n’aura de cesse de s’étoffer au fil des mois, jusqu’à l’aboutissement d’un film dont la musique tient le premier rôle.

Faubourg 36, une chance inouïe pour le compositeur Reinhardt Wagner. Ses collaborations avec le cinéma et le théâtre ont pour nom Philippe Labro, Jean-Jacques Beineix, Jean-Michel Ribes, François Morel ou Roland Topor - lequel aimait à définir ainsi le musicien : « Entre les circonvolutions cérébrales et intestinales, Reinhardt, papillon de nuit, voltige entre deux abat-jour ».

Il lui manquait une vitrine grand luxe pour y exposer sa musique et ses idées en fantaisie, toutes vibrantes d’émotion, comme des papillons…

Voilà qui est chose faite.

Retrouvez une petite bio sur l'ami Reinhardt sur le site de LA MELODIE DU BONHEUR dans la rubrique PORTRAITS DE COMPOSITEURS.

 

 

 

 

 

 

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Les aventures de Rabbi Jacob  (EVENEMENTS ET CONCERTS) posté le vendredi 12 septembre 2008 20:33

 

Le Corniaud, La grande vadrouille, La folie des grandeurs, L’As des as… Les films de Gérard Oury ont pour la plupart laissés un souvenir musical fortement imprégné dans nos mémoires. Qu’il s’agisse de Maurice Jarre, Georges Delerue, Georges Auric ou encore de Michel Polnareff, le réalisateur a toujours fait la part belle aux compositeurs avec lesquels il a collaboré. Parmi eux, Vladimir Cosma est celui avec lequel il a noué une relation la plus forte et durable.

 

C’est en 1973 que Gérard Oury rencontre le compositeur sur les conseils avisés du metteur en scène François Reichenbach. Oury vient d’entamer le tournage de son prochain film « Les aventures de Rabbi Jacob ». Il devient urgent d’avoir de la musique pour une séquence phare du scénario : une danse hassidique en plein cœur de Paris pendant laquelle un faux rabbin (Joué par Louis de Funès) dévoile d’incroyables talents de danseur.

 

Cosma vient de remporter un franc succès avec « Le Grand blond avec une chaussure noire », d’Yves Robert. Mais c’est encore un jeune homme timide avec un fort accent slave qui débarque sur le tournage de Rabbi Jacob, à Orly. Oury est plutôt perplexe : entre le très show-business Polnareff et l’académique Georges Auric, le jeune roumain fait malgré lui figure jeune débutant.

 

En deux ou trois jours, il va composer une maquette sur les mouvements de la chorégraphie déjà réglée pour la séquence. Sa rapidité d’exécution et la qualité de sa proposition épate Oury. De Funès - lui-même pianiste et mélomane - est fortement impressionné. L’union vient d’être scellée : Gérard Oury et Vladimir Cosma vivront l’aventure du cinéma pendant 25 ans et pour 6 longues métrages (Le Schpountz, Le coup du parapluie, L’As des as, La soif de l’or, Levy et Goliath).

 

Quant au film « Les aventures de Rabbi Jacob », il symbolise cette capacité qu’avait alors le cinéma de pouvoir aborder racisme et religion sans crainte du non politiquement correct, en un mot, un cinéma qui se moquait sincèrement du monde. 

 

C’est au palais des Congrès de Paris que du 18 au 5 octobre, le film « les aventures de Rabbi Jacob » passera de l’écran à la comédie musicale, dans une mise en scène de Patrick Timsit. Vladimir Cosma en signe évidemment la partition. Le Rabbi Muffin, Un premier extrait musical, interprété par MC Solaar est déjà proposé sur le net.

 

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