Accueil Date de création : 08/09/07 Dernière mise à jour : 03/07/09 19:01 / 112 articles publiés

Ma vie est un roman  posté le vendredi 31 octobre 2008 19:31

Salut à tous!

Un petit mot pour vous remercier de rester dans le coin, fidèles à ce blog héroïque.

Si vous vous en souvenez, je vous ai tenu informé de l'avancé de mon roman policier à paraître en avril (Au Cherche Midi)...

... Je voulais vous dire que j'aborde à présent la période d'intense activité d'écriture, soit trois journées complètes consacrées au roman (ce qui est un exploit pour toute mère de famille ayant un conjoint qui travaille et deux enfants dont une ado très ado et un petit loustic qui ouvre tous les placards de la cuisine depuis qu'il sait marcher).

... Je voulais aussi vous dire combien cela me rend heureuse, et fière. Parfois, on craint de ne plus être capable de "faire", on perd une certaine motivation, un goût aux choses qui s'éloignent alors de nous.

Eh bien, j'ai repris l'écriture à pleines dents, si l'on peut dire, excitée et fascinée par ces deux personnages que sont Bill Rainbow et Anne Darney. Avec eux, j'avance doucement dans l'intrigue, découvre leur passé, leurs traits de caractères, leurs qualités et leurs failles. Avec eux, je redécouvre San Francisco où voilà quelques mois j'étais partie en repérage pour ce roman.

Grâce à eux, il me semble vivre, comme une jeune fille, des émotions qu'une vie d'adulte rangé édulcore (vie d'adulte rangé et raisonnable, loin des tentations et des excès). Grâce à Bill, je suis encore plus amoureuse de mon homme. Grâce à Anne, je constate combien il est bon d'avoir dépassé la solitude et de partager sa vie avec une personne aimante. Grâce à eux, à leur peur, leur lâcheté ou leur courage, je suis une vitrine d'émotions, choisissant à chaque instant de passer du noir au gris, du gris au bleu, du bleu au violet, au grès de l'action du récit.

Je ne vais pas vous dire ce qui ce passe dans ce roman en détail, ce serait gâcher la lecture que vous en ferez peut-être un jour (si je ne perds pas trop de temps à écrire des bêtises sur mon blog comme je le fais à présent).

Sachez seulement qu'à la page 140, Bill connaît Anne sans savoir qu'il va la rencontrer page 141, et qu'Anne ignore que le vieux flic qu'elle va rencontrer l'a déjà en vrai dans son salon... (enfin, ça va changer suivant la pagination définitive du roman)

Sachez qu'il est question de la mort d'un père dont l'enquête est peut-être menée à décharge.

D'une mère qui décède pendant que sa fille sommeille dans la pièce voisine.

D'un voyage à la recherche d'un amour de jeunesse.

D'une femme vacante.

D'une masseuse se prenant pour un œuf de Pâques.

Des meilleures adresses de restos dans la baie de San Francisco.

D'une pierre tombale portant l'inscription d'un prénom et d'une date.

D'une vieille maman devenue folle, hantée par la rumeur, forcée de cacher la vérité à son fils.

D'une maison flottante à Sausalito.

D'une dame dans un étang.

D'un homme appelé Donovan Western qui empile des pierres et habite une cabane de pêcheur, à Stinson Beach.

De deux corbeaux portant malheur.

Et il est surtout question de mensonges que l'on se fait à soi-même... 

La suite bientôt!

Je vous laisse, je dois rejoindre Anne à la porte de sa chambre d'hôtel où le barman vient de frapper. Parce qu'elle a oublié quelque chose sur son bar. Devinez quoi et vous gagnez un Carambar au Coca-Cola qui pique.

 

J'allais oublier, j'écoute beaucoup de musiques de film en écrivant. Mes fétiches:

Par effraction, Underworld et Yared

When the truth lies, Mychael Danna

Le peuple Migrateur, Bruno Coulais

... Et aussi Eliane Elias, une chanteuse brésilienne à la voix de velours.

 

 

 

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Easy Rider : une bande sonore pamphlétaire  (MES BOF FAVORITES) posté le vendredi 31 octobre 2008 19:03

Actuellement et ce jusqu'au 19 janvier, la cinémathèque Française consacre une exposition à Dennis Hopper artiste et collectionneur d’art, témoin privilégié d'une Amérique en pleine mutation.

 

L'occasion pour moi de revenir sur une partition qui roule les mécaniques hurlantes...

 

C'est en 1968 que le cinéaste et acteur réalise un film faisant date dans l'histoire du cinéma américain : Easy Rider. Portrait d'une génération désenchantée à travers un road movie dans le Sud-ouest des Etats-Unis, le film est aussi une bande sonore pamphlétaire, à l’image de ce vagabondage hippie, lancé plein pot dans sa quête spirituelle.

Easy Rider est un des films rares dont la musique n’est pas conçue comme une bande originale. Pourtant, à l’origine, Dennis Hopper en avait confié l’écriture au groupe Crosby, Stills & Nash. Le projet avorta lorsque les musiciens visionnèrent le film, convaincus qu’ils ne pourraient faire mieux que ce que contenait déjà la bande sonore…

En effet, pour travailler l’image en fonction de la musique, Dennis Hopper avait sélectionné une dizaine de chansons, parmi celles que diffusait la radio à cette époque. Rock’n’roll typique de la fin des années 60 au style transgressif, les chansons évoquent sans détour l’usage de drogue, la défonce, jouant des effets psychédéliques et de télescopage, comme dans le titre des Electric Prunes « Kyrie Eleison/mardi gras », entre rock et chant grégorien.

Parmi ces choix, deux titres dominent : ils sont signés du groupe Steppenwolf dont le légendaire « Born to be wild » deviendra un morceau pionnier du style métal.

Denis Hopper avait sélectionné un titre de Bob Dylan pour la fin de son film. Celui-ci refusa de céder ses droits, mais accepta cependant d’écrire un texte, suggérant de le transmettre au chanteur de folk rock Roger McGuinn, membre du groupe The Byrds. Ainsi naquit « The ballade of Easy Rider » que le succès du film propulsa à la tête des hits parades.  Qu'on se le dise.

 

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TATI en SONORAMA chez NAIVE  (LA BOF A ECOUTER D'URGENCE) posté le vendredi 17 octobre 2008 20:37

 

 

 

 

 

 

 

 

Le petit monde sonore de Jacques Tati a enfin son écrin !

 Un  coffret vêtu de rouge et de gris comprenant 2 CD ainsi qu’un livret bilingue agrémenté de photos inédites, préfacé par Macha Makeïeff, vient de paraître chez NAIVE.

 Ce Tati sonorama regroupe dans un patchwork débridé toutes les musiques des films du cinéaste (qui faillit bien devenir encadreur comme papa en Seine et Oise). Ce double CD propose également de retrouver de nombreux extraits des bandes sonores de ses films, véritables trésors de bruitages. Avec astuce et malice, Tati use des sons comme l’on tricoterait d’improbables chandails.

 Pour François Porcile « le son n’est jamais réaliste chez Tati, il explore, invente, écho ou rebond de l’action visuelle. Chacun se souvient du timbre particulier de la porte battante du restaurant des vacances de Monsieur Hulot, les crachouillis du poisson-jet d’eau de Mon oncle, le bourdonnement taraudant de la guêpe qui perturbe la tournée du facteur dans Jours de fête, et les soupirs incongrus des sièges de la salle d’attente dans Play Time… »

 Pionier Français de l’utilisation comique du son, Tati en est avant tout un parfait chef d’orchestre. Mais sans la musique proprement dite et la collaboration de musiciens populaires comme Jean Yatove, Alain Romans, Francis Lemarque ou encore Charles Dumont, le petit monde sonore de Tati ne saurait exister.

 Fanfare ou musique de fête foraine, mélodies joyeuses reprises à l’accordéon, jazz enjoué New Orleans, valses bucoliques, piano bastringues, thèmes romantiques… Jacques Tati nous mène d’un bout à l’autre de son film sans jamais faire taire sa petite chanson : celle que nous entendrons encore longtemps, bien au-delà de la dernière bobine de pellicule…

 Le premier CD regroupe donc les musiques dans un relevant plus de l’aménagement d’une fantaisie musicale Tatiesque, et le second CD propose des extraits des bandes sonores agrémentées de chansons (étonnantes) et d’une maquette composée par Georges Delerue pour Play Time (encore plus étonnant).

 

Tati Sonorama,

tout Tati en bande sonore et musicale pour auditeurs tatillons et fiers de leur sonothèque,

édité chez NAIVE (Bravo Thomas !)

 

 

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Le dindon de la farce  posté le lundi 13 octobre 2008 16:35

Chers amis internautes,

Chers amateurs de musique de film,

Chers amis musiciens,

Les temps sont durs pour ceux qui jouent dans cette grande farce monétaire - dont les plus riches ressortiront bien plus riches encore - ce que j'appellerai les "dindons de la farce".

En effet, certains climats difficiles sont propices à de petits nettoyages collatéraux.

Disons donc et pour faire simple que ce blog consacré à la musique de film (et accessoirement à mes humeurs) fait aujourd'hui office de dindon.

Vous n'aurez donc plus d'informations aussi régulières sur ce blog comme ce fut le cas précédemment. 

Mais j'y déposerai toujours mes commentaires coups de coeur pour relayer les infos concernant ces musiques de films qui nous mettent en émois.

Voilà.

Pas de panique.

Si vous avez des palpitations, regardez la jolie photo au-dessus du texte, comptez jusqu'à 10 et expirez.

 

Et puis, vous savez où me trouver!

 

Je vous embrasse.

 

Sophie

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Edward au Théâtre du Châtelet  (EVENEMENTS ET CONCERTS) posté le mardi 30 septembre 2008 18:52

Du 8 octobre au 2 novembre prochain, Edward aux mains d’argent, un ballet adapté du film de Tim Burton, sera sur la scène du théâtre du Châtelet. Mis en scène par Matthew Bourne, ce conte de fée gothique et excentrique, bâti sur la notion de différence et le passage à l’âge adulte, se raconte ici de façon universelle à travers le biais de la danse et de la musique. Avec 30 danseurs et un orchestre de 12 musiciens, après plus de 400 représentations dans le monde, récompensé plusieurs fois, ce spectacle est unique. La partition signée Danny Elfman, romantique et poignante, en constitue la pièce maîtresse.

 

Danny Elfman est né en 1953 à Los Angeles. Marié à la comédienne Bridget Fonda, il est le compositeur fétiche de Tim Burton  depuis leur première collaboration en 1985 sur Pee-Wee big adventure. Bettle Juice (1988), Batman (1989), Edward aux mains d'argent (1990), Batman le défi (1991), Mars attack ! (1996), Sleepy Hollow (1999), La planète des singes (2001), Big Fish (2004), Charlie et la Chocolaterie (2005) Les Noces funèbres (2005), ses musiques allient démesure et grotesque. Ses orchestrations les plus sombres farcies de cuivres contrastent avec les mélodies enfantines et cristallines.

 

Danny Elfman est également associé aux génériques de feuilletons télévisés comme Les Simpson ou Desperate Housewives.

 

… Ses partitions semblent soulignées d’un trait noir, comme les personnages de bande dessinée. Aussi, très vite, on le baptise compositeur pour film noir et héros de comic books. Dick Tracy (Warren Beatty, 1988), Mission: impossible (Brian de Palma, 1996), Men in black (Barry Sonnefeld, 1997), Will Hunting (Gus Van Sant, 1997), Spiderman (Sam Raimi, 2002), Hulk (Ang Lee, 2002), le voilà bientôt roi du box office, nommé trois fois aux Oscars.

 

… Dès son enfance, la musique de film le fascine : ses idoles sont les grandes signatures des films hollywoodiens d’après guerre, comme Bernard Herrmann, Franz Waxman, Dimitri Tiomkin, et Max Steiner. Mais ses inspirations puisent aussi dans l’univers du rock (il fera partie d’un groupe d’un genre plutôt hors norme dans les années 80 le Oingo Boingo), le jazz noir américain et les oeuvres de Prokofiev et Stravinsky. 

 

Edward aux mains d’argent est en quelque sorte la partition fondatrice de style Elfmanien, très en vogue dans les années 90. C’est cette partition féérique arrangée par Terry Davies que vous retrouverez donc dans le spectacle du même nom  au Théâtre du châtelet, à partir du 8 octobre prochain.

 

 Pour aller au théâtre

Pour aller sur le site de Mister Elfman

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