je n’irai pas par quatre chemins :
je trouve lamentable la façon dont les critiques de cinéma à ce jour évoquent dans leurs rubriques télévisuelles, leurs chroniques radiophoniques, les colonnes de leur journal ou de leur magazine le film de Christophe Barratier FAUBOURG 36.
Ma colère n’a rien à voir avec la qualité du film mais avec sa musique : comment peut-on parler d’un film comportant plus d’une dizaine de chansons sans jamais citer son compositeur ?
Comment peut-on évoquer le sujet d’un scénario dont la trame est grosso-modo la création d’une comédie musicale sans évoquer la qualité de la musique ?
Honte à vous, chers collègues, ignorants des oreilles, seulement capables de repérer dans la bande sonore d’un film un tube éculé de votre adolescence !
Et ne me dites pas que vous ignoriez que les chansons de Faubourg 36 existaient bien avant le film, que le compositeur Reinhardt Wagner (puisque tel est son nom) et son complice le parolier Frank Thomas avaient dans leurs cartons un projet de comédie musicale sur le front populaire depuis plus de 15 ans… Ne me dites pas que vous pensiez que la musique avait été écrite après le scénario… Ne vous étonnez pas, enfin, que le compositeur du Vaisseau fantôme et de Tannhäuser ait pu écrire des chansons dans un style guinguette, vous me tueriez !
A bon entendeur, chers confrères, chères consœurs, salut…

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