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The Fly – La mouche au théâtre du Châtelet  (EVENEMENTS ET CONCERTS) posté le lundi 23 juin 2008 13:58

howard shore

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est une création.
Une œuvre lyrique contemporaine en résonnance avec le 7ème art.
Un spectacle qui puise son inspiration dans le film éponyme de David Cronenberg.
C’est encore un de ces magnifiques événements de la scène lyrique, musicale et théâtrale comme le Théâtre du Châtelet peut nous en proposer avec cette rigueur et cette recherche de la pertinence qui lui sont propres.

La partition originale du film, nous l’oublions pour mieux nous en souvenir. Composé par Howard Shore, elle va à présent servir de canevas à cet opéra hors frontières. « The fly (La mouche)», c’est l’évocation de l’apprenti-sorcier des biotechnologies, une parabole de notre société en pleine interrogation sur les limites à franchir (ou pas) dans le domaine de la bioéthique.

Cet ouvrage, commandé à Howard Shore par le Los Angeles Opera créé à Paris, est dirigé par Plácido Domingo (directeur du Los Angeles Opera) et qui est pour l’occasion à la tête de l’Orchestre Philharmonique de Radio France.

Alléchant.

The Fly est le premier opéra de Howard Shore. Avec plus de 60 musiques de film dont celle de la trilogie du Seigneur des Anneaux (2001 - 2003), il s’illustre dans des oeuvres de Martin Scorcese After Hours (1985) et The Aviator (2004) ou Ed Wood (1994) de Tim Burton ou encore Mrs Doubtfire (1993) de Chris Columbus. Collaborateur régulier de David Cronenberg, il a composé 11 bandes originales de ses films dont The Fly (1986), Dead Ringers (Faux Semblants, 1988), Naked Lunch (Le Festin Nu, 1991) et A History of Violence (2005). Depuis sa création en 2003, sa Lord of the Rings Symphony : Six Movements for Orchestra and Chorus, adaptée de la célèbre trilogie cinématographique, est régulièrement interprétée à travers le monde.

Voici ce qu’Howard Shore dit à propos de The Fly :
« J'ai toujours pensé que le sujet du film The Fly était un thème classique d'opéra. C'est une grande histoire d'amour et de mort, l'amour vrai qui survit à la déchéance physique et au sacrifice ultime. Porter cette oeuvre sur une scène d'opéra était pour moi un rêve de longue date. L'opéra et le cinéma ont plusieurs points communs. L’un comme l’autre veut vous transporter ailleurs. C’est une forme pure. Vous devenez alors un voyageur qui perd la conscience du monde d’où il vient. Ce n’est pas la conséquence d’un processus mental, c’est la résultante d’un état émotionnel. »


« The Fly »
Howard Shore
Création mondiale
Livret David Henry Hwang
d’après le roman éponyme de George Langelaan
Direction musicale Plácido Domingo
Mise en scène David Cronenberg
du 2 au 13 juillet 2008
Orchestre Philharmonique de Radio France
Choeur de jeunes du CRR 93 d’Aubervilliers - La Courneuve
Choeur du Châtelet
Coproduction Los Angeles Opera - Théâtre du Châtelet


5 représentations
02 juillet 2008 20h00
05 juillet 2008 20h00
08 juillet 2008 20h00
11 juillet 2008 20h00
13 juillet 2008 16h00

A l’occasion de cette création mondiale, le Théâtre du Châtelet accueille le Festival Paris Cinéma qui rendra hommage à David Cronenberg lors d’une soirée exceptionnelle le 3 juillet 2008 au cours de laquelle le réalisateur présentera son film éponyme (1987) suivi de La Mouche Noire (1958) de Kurt Neumann. Le public pourra découvrir ou redécouvrir ces deux grands classiques du cinéma projetés sur écran géant dans la Grande Salle.

Programme :
20h00
Présentation de la soirée par David Cronenberg
20h15 - 21h50
Projection de La Mouche de David Cronenberg
22h30 - 00h00
Projection de La Mouche Noire de Kurt Neumann
Festival Paris Cinéma – 6e édition du 1er au 12 juillet 2008
www.pariscinema.org
Tarif unique : 10€
Entrée libre pour les titulaires du Paris CinéPass
Placement libre dans la limite des places disponibles



Théâtre du Châtelet
2 rue Edouard Colonne
75001 Paris
Tarifs :
de 10 € à 120 €
Réservations ouvertes :
par téléphone
01 40 28 28 40
par Internet
www.chatelet-theatre.com

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Tous les commentaires de l'article:
The Fly – La mouche au théâtre du Châtelet

  • Marc Lacroix

    lun 08 sep 2008 19:42

    Bonjour Sophie,

    Il semble que le lien que j'ai donné ne fonctionne pas, alors en voici un autre:
    http://www.libelabo.fr/2008/09/05/pourquoi-cest-si-dur-dattraper-une-mouche/

    Pourvu que ça marche (croisons les pattes)

    Grosses bzzzzz (ter)

    Marc

  • Marc Lacroix

    sam 06 sep 2008 20:12

    Bonjour Sophie,

    Non seulement les mouches entendent, mais elles jouent aussi les acrobates au décollage. Enfin, c'est ce que nous disent les joyeux chercheurs:

    http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/en-video-regardez-decoller-une-mouche 16551/

    Grosses bzzzzz (bis)

  • Frenchsnoopy mailto

    mer 30 jui 2008 13:55

    Passionnante expérience que cette MOUCHE reliftée par Cronenberg / Shore. Passées les premières mesures, plus rien ne reste de la partition filmique, si ce n'est une déclamation des cuivres lors de l'apogée de la partition qui évoque la fanfare introductive du film. La musique dévoile un Howard Shore au romantisme sombre et torturé, ce caractère qui épousait parfaitement les intrigues de SPIDER ou du SILENCE DES AGNEAUX. Atonale, athématique, mais très expressionniste et intense, la musique croît de façon organique, épouse l'intrigue, la porte, la fait évoluer, en étant au centre mais sans attirer l'attention par des "moments" musicaux comme on en trouve dans l'opéra historique, tout en respectant le cahier des charges de l'opéra (solo, duo, trio, ensembles). Sans abuser de références, qui ne pourraient qu'amoindrir la singularité de la partition, on pense d'abord à Alban BERG. Mais c'est avant tout une oeuvre de Shore : sa patte harmonique, la texture dense des cordes et des cuivres. Tous les familiers de son style unique sont en territoire connu.

    Le choeur d'enfants interprète quant à lui la voix de la machine, qui commente l'intrigue de façon purement scientifique, objective et distante tel un choeur de tragédie. La mise en scène, simple et efficace fait ressembler l'oeuvre à un spectacle d'avant-garde truculent de Broadway, plus qu'à une oeuvre lyrique traditionnelle. Elle demande aux interprètes non seulement de jouer une partition intense mais de faire preuve d'aisance physique sur scène, la chair jouant un rôle majeur !

    Le deuxième acte est le plus passionnant car il suit la mutation de Brundlefly. La partition commente cette déchéance avec beaucoup d'empathie, par un style élégiaque, qui contraste fortement avec le drame finale, dont la tension nous prend à la gorge.

    Howard Shore était présent lors de cette dernière représentation du 13 juillet mais n'est pas venu sur scène. De sérieuses rumeurs évoquent des désaccords artistiques entre le compositeur et son chef d'orchestre Placido Domingo...Souhaitons néanmoins à cette oeuvre ensorcelante, qui vaut bien plus que les commentaires d'une critique française bien tiède et blasée, un accueil chaleureux et une belle carrière à Los Angeles en septembre prochain !

  • Marc Lacroix

    sam 12 jui 2008 18:15

    Ma chère Sophie,

    Depuis quelques jours, je ne dormais plus, harcelé par une angoissante question (et un moustique): une mouche qui serait présente dans la salle du Théâtre du Châtelet pourrait-elle entendre la musique d’Howard Shore ? La réponse est oui, grâce aux travaux de Martin Göpfert, de Cologne (vielen dank Martin) et de son équipe (qui a probablement fait l’essentiel du boulot). Les mouches « ont des antennes qui correspondent à nos tympans et n'ont rien à leur envier quant à leur sensibilité. Le moindre petit mouvement de l'antenne suscité par un son, de l'ordre de 20 millionièmes de millimètre, est transmis au cerveau de la mouche» (voir http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/52718.htm). Reste à savoir si les mouches aiment la musique de Shore…Elles sont peut-être plus sensibles au Vol du Bourdon, ou à Zobi la Mouche, des Négresses Vertes…

    Grosses Bzzzzz

  • frenchsnoopy mailto

    lun 23 jun 2008 16:41

    C'est l'évènement estival par excellence !!! (bon il y a le festival d'Ubeda en même temps avec que du beau monde, mais difficile de faire les deux au même moment....) Tout de même, une première à Paris de ce calibre c'est exceptionnel !