La première rencontre
musicale entre l’œuvre de Marcel
Pagnol et le compositeur Vladimir
Cosma s’est faite au cinéma sur le film La
gloire de mon père d’Yves
Robert en 1990. Elle se poursuit avec Le château
de ma mère, puis La femme du boulanger et
La trilogie marseillaise pour la
télévision.
L’humanité qui émane de l’univers
ensoleillé de Pagnol où drame et comédie se
rencontrent correspond bien à Vladimir Cosma : compositeur
roumain né à Bucarest le 13 avril 1940 dans une
famille de musiciens, (son père Téodor est pianiste
et chef d’orchestre, son oncle Edgar compositeur et chef
d’orchestre, sa grand-mère est piansite et sa maman
auteur-compositeur – il eut été étonnant
que le petit Vladi devienne pompier) ce premier prix de violon,
élève de Nadia Boulanger, trouve dans la musique la
capacité d’échapper au destin d’un pays
en dictature. Passionné de musique classique, il
s’encanaille avec le jazz de saint Germain mais garde pour la
musique populaire traditionnelle de son pays une tendresse
émouvante qui vaut à ses composition un style bien
reconnaissable . Son métier lui apporte, au fil des
années, l’exaltation de la jeunesse,
l’enthousiasme des premières tournées de
concertiste, puis fortune et gloire grâce au cinéma et
au cinéaste Yves Robert, premier cinéaste à
lui confier la musique de ses films.
Vladimir Cosma – dont le physique charmeur rivalise avec
celui de Laurent Fabius ou d’Eric Orsenna - est
associé aux plus beaux succès du cinéma :
Le grand blond avec une chaussure noire, Diva, Les aventures de
Rabbi Jacob, Le Bal, Un éléphant ça trompe
énormément, Le père Noël est une ordure,
Le dîner de con… la liste est longue (plus de 200
films), et la carrière de Cosma riche et
généreuse en prix et distinctions.
Cosma, c’est un sens inné du thème que
l’on retient, une grâce évidente des
orchestrations, une capacité à exprimer une certaine
dérision musicale et enfin, un romantisme
exalté.
Il manquait à cet homme passionné de musique
l’écriture d’une œuvre pour la
postérité : voilà qui est chose faite avec
Marius et
Fanny, une œuvre commandée par
l’Opéra de Marseille. Composé pendant 2 ans,
créé à Marseille en septembre 2007,
l’opéra Marius et Fanny existe à
présent sur disque. Angela Gheorghiu et
Roberto Alagna ont prêté leurs voix
à ce projet de grande œuvre populaire.
Marius et Fanny, opéra de Vladimir Cosma,
d’après Marcel Pagnol, est édité sous le
label Larghetto Music.
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Date de création : 08/09/07 Dernière mise à jour : 03/07/09 19:01 / 112 articles publiés
Quand Cosma vient à Pagnol (PORTRAITS DE COMPOSITEURS) posté le mardi 03 juin 2008 00:08
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Tous les commentaires de l'article:
Quand Cosma vient à Pagnol
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Par inhumain manque de temps, il y avait des semaines que je n'étais pas venu zigzaguer sur ton blog. Hier soir, j'ai enfin pu trouver trois quarts d'heure pour me promener, lire, découvrir tes articles de l'été. Toujours aussi dense et bien vu, le travail de Sophie !... Et figure-toi que ton texte concernant Cosma m'a donné envie de revoir un film d'Yves Robert, sur les images duquel le petit Vladimir fait des étincelles : "Alexandre le Bienheureux", sorti en 1967. Grâce à toi, nous nous sommes concentrés, avec nos enfants, sur la musique qui accompagne chaque scène. Un délice, que je te dis ! On vient de passer une excellente soirée devant l'écran, à déguster les coups de violons, les envolées, les clapotis, qui réhaussent l'humour et le caractère contemplatif de l'ensemble. C'était d'autant plus émouvant que j'ai connu, dans ma jeunesse, quasiment tous les figurants qui apparaissent dans ce long métrage. Les images ont été tournées dans le village de mon enfance, en partie sur les terres de mon grand-père... Merci Sophie pour ce coup de projecteur vers Vladimir !
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