Accueil Date de création : 08/09/07 Dernière mise à jour : 03/07/09 19:01 / 112 articles publiés

Adieu, Maurice  posté le mardi 31 mars 2009 15:53

 

 

 

 

Maurice Jarre est mort dans la nuit de dimanche à lundi.

Mes pensées les plus douces vont vers lui.

 

Hier, Stéphane (Lerouge) me rappelait en mémoire un moment inoubliable, une rencontre au bar Lutetia avec Maurice, alors en pleine forme et en grande capacité de profiter de la vie. Il avait eu un de ces bons mots un peu coquins dont il était friand et que l'ami Stéphane - contrairement à moi - a gardé en mémoire. Je ne sais à quel propos (un propos très sérieux, cela va sans dire), le voilà qui me demande, un brin de malice dans ses yeux clairs :

- Et vous, seriez-vous partante pour une partouze intellectuelle?

J'aurais paraît-il répondu : 

- Pourquoi "intellectuelle"?

 

Ce qui dénote l'incroyable forme que je tenais alors (sans doute entretenue par une boisson pétillante servie bien fraîche). 

Merci à Stéphane d'avoir si belle mémoire. La mienne est une catastrophe. Et dire qu'il existe des trésors de bons mots dits par de grands hommes et de grandes femmes enfouis dans ma tête...

Les grands hommes, ne l'oublions jamais, sont d'abord de grands ados. Et ce qui fait leur attachement à la vie et à tout ce qui lui donne du goût.

Et les filles comme moi devraient prendre le temps de tenir un journal, histoire d'en écrire quelques pages, de cette belle Histoire de la Musique de Film...

 

 

 

 

 

 

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Jean-Claude PETIT à Bourges  (EVENEMENTS ET CONCERTS) posté le vendredi 20 mars 2009 20:04

Du 25 au 29 mars, la 12ème édition du Festival International des scénaristes aura lieu à Bourges. Parmi les nombreux rendez-vous proposés au public, deux ateliers sont consacrés à la musique de film. L’un des deux est dirigé par un compositeur qui incarne la nouvelle génération de musiciens pour l’image apparue dans les années 80 : Jean-Claude Petit.

 

Né en 1943, Jean-Claude Petit suit des études classiques au Conservatoire de Paris. Sa passion parallèle pour le jazz l'amène à travailler avec des pointures comme Stan Getz ou Dexter Gordon.

 

Mais au début des années soixante, Jean-Claude Petit est surtout connu des chanteurs yé-yé. Sa réputation d’excellence fait de lui l'arrangeur N°1 du show-biz. Il écrit une poignée de tubes dont « Il a neigé sur yesterday » pour Marie Laforêt. Pendant quinze ans, il orchestre les albums de Mort Shuman, Michel Sardou, Gilbert Bécaud et, surtout, Claude François et Julien Clerc.  Il dirige l'orchestre des émissions de Michel Drucker Stars et Champs-Elysées dont il compose également les indicatifs.



 A l’approche de la quarantaine, Jean-Claude Petit fait le choix d’un changement de carrière radical en se tournant vers le cinéma avec un premier long-métrage Vive la sociale! de Gérard Mordillat, en 1982. Mais  c'est Jean de Florette et Manon des Sources, de Claude Berry, en 1986 qui lui apportent la reconnaissance. (Remontée) En s'appuyant sur les sept premières notes de l'ouverture de La Force du destin de Verdi, Petit développe une partition teintée de folklore provençale où se promène un harmonica.

Cyrano de Bergerac de Jean-Paul Rappeneau lui vaut César, British Award, et Victoire de la Musique. Avec Mayrig (1991), Jean-Claude Petit est le dernier compositeur à travailler avec Henri Verneuil.

 

En 2004, il est rattrapé par les années soixante-dix lorsque Yann Moix lui confie la musique de Podium. Le compositeur réenregistre à l'identique ses arrangements pour Claude François, sur lesquels Benoît Poelvoorde pose sa voix. Paradoxalement, renouant avec son passé musical, Jean-Claude Petit est plus que jamais un compositeur de son temps.

 

Retrouvez-le dans le cadre du festival internationale des scénaristes à BOURGES, du 25 au 29 mars prochain.

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Rota, Fellini et Napoléon  (PORTRAITS DE COMPOSITEURS) posté le vendredi 13 mars 2009 19:50

 

Rares sont les compositeurs de musique de film dont le nom est aussitôt associé à celui d’un cinéaste. Nino ROTA a ce privilège. Les Vitelloni, La Strada, Il Bidone, La dolce vita, 8 et demi, Roma, Casanova, Amarcord, Prova d’orchestra (leur dernière collaboration en 1978), chaque film porte l’empreinte du musicien avec lequel FELLINI écrira ses œuvres, laissant une grande place à la musique dans toutes ses mises en scènes.

 

 

Né en 1911,  le petit Nino a de formidables prédispositions. Il écrit sa première composition à l’âge de 8 ans, faisant la fierté de ses parents. Il étudie au conservatoire de Milan, à l’Académie de Santa Cecilia et reçoit l’enseignement de professeurs prestigieux. Nino ROTA a un style très personnel, libre, aux harmonies complexes et innovantes, intégrant de nouveaux codes rythmiques et de structure. L’humour et l’émotion commandent à son écriture. Ses facilités d’improvisation au piano lui valent l’intérêt des cinéastes, impatients d’entendre la musique de leur film et cela avant même les premières images tournées. Il signera 145 partitions pour le cinéma dont celle du Léopard de VISCONTI et du Parrain de COPPOLA.

 

Avec FELLINI, c’est une collaboration exceptionnelle, symbiotique, ancrée dans la fantaisie et le ressenti. Cette anecdote illustre bien leur façon de travailler: L’un et l’autre connaissaient un médium qui prétendait être la réincarnation de Napoléon. Son épouse, sympathique au demeurant, n’appréciait guerre les marches militaires des troupes qui traversaient la chambre à coucher chaque soir. Tout cela ressemble à farce ? Pas pour FELLINI et ROTA. Ayant besoin d’une marche militaire pour un film, ils en appellent naturellement au médium : n’est-il pas le mieux placé pour leur en chanter l’air ? Et ROTA de s’empresser de noter sur une partition les notes chatonnées au téléphone par le médium et de les intégrer à la musique du film.

(anecdote rapportée par sa fille Nina Rota)

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Broadway Melodies  (LA BOF A ECOUTER D'URGENCE) posté le vendredi 06 février 2009 19:56

 

Dès les années 30, jazz et comédies musicales font les belles nuits des spectacles de Broadway. De ces créations va naitre un répertoire the great american Songbook dans lequel puisent des artistes issus de tous courants musicaux depuis des années.

 

Une anthologie de chansons de comédies musicales vient de paraître sous le label Dreyfus Jazz : Broadway melodies réunit sur 2 CD un répertoire de chansons écrites pour la scène et reprises au cinéma dans des adaptations des spectacles de Broadway.

 

Ce répertoire incroyablement foisonnant nait sous la plume de paroliers et de compositeurs tels Irving Berlin, George Gershwin et Cole Porter. Hollywood va contribuer à la diffusion de leurs chansons, et des chanteuses telles que Dinah Washington et Ella Fitzgerald deviennent populaire auprès du grand public.

 

Des crooners comme Franck Sinatra vont eux aussi populariser ces chansons. De nombreux standards comme My Funny Valentine, I only have eyes for you et easy to love ont fait l’objet de tant de reprises que l’on oublie souvent qu’à l’origine, ils proviennent d’une comédie musicale.

 

Dans leur version originale, les chansons apparaissent dans leurs atours les plus évidents, témoin sonore d’une époque avec cette orchestration, ces arrangements et cette interprétation particulière, émouvante.

 

Fred Astaire, Judy Garland, Gene Kelly, Georges Guetari, Doris Day… Ils ont colporté ce répertoire de la musique populaire américaine, l’inscrivant dans un patrimoine chantant et dansant mondial.

 

 

 

 

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Oups! Raté! (les voeux pour la nouvelle année) Une invitation gratuite pour me faire pardonner...  (EVENEMENTS ET CONCERTS) posté le lundi 02 février 2009 12:08

Désolée, mais cette année, je ne l'ai souhaitée à personne.

Faute de temps.

Il me fallait terminer mon roman dans les délais - j'y suis encore, sur les corrections - et cela m'a privé de tout loisirs, contacts et activités autres que celles dévolues à une mère de famille ayant par ailleurs un job à la radio.

Il s'intitule "Dans l'oeil noir du corbeau", et sort en avril au Cherche-Midi, qu'on se le dise. La photo, c'est celle du pick-up que conduit Bill Rainbow, l'ex flic, le personnage principal du polar. Elle a été prise à Sausalito, San Francisco, là où se déroule l'intrigue.

Mea culpa, donc, et merci pour les voeux si sympathiques de ceux d'entre vous qui contrairement à moi n'ont pas perdu le sens des convenances.

Pour la même raison évoquée ci-dessus, les chroniques vont reprendre dans les jours prochains.

Je suis comme vous, dans l'attente des Oscars avec l'excellent Alexandre Desplat encore prêt à enfiler son smoking pour venir chercher la statuette qui en jette.

Je le lui souhaite. (et ce n'est pas que pour la rime)

Mais le plus important pour vous est de savoir que dimanche prochain 8 février, comme l'année dernière, je serai à l'Espace Pierre Cardin dans le cadre de la 10ème Cérémonie de remise des Etoiles d'Or du Cinéma, pour recevoir le compositeur Reinhardt Wagner aux côtés de Jean-Jacques BEINEIX sur la scène du théâtre  à l'occasion d'une Master Class endiablée sur le thème "musique et cinéma, deux chemins, deux carrières".

Celle-ci sera précédée de la générale d'un concert donné par Reinhardt - accompagné d'amis poussant la chansonnette pour l'occasion comme Didier Bourdon et Guesch Patti. (Le concert a lieu le lundi 9 février au soir pour l'ouverture de la Cérémonie.)

C'est une entrée libre et gratuite.

Le concert est à 14h 30 (Au programme: des extraits de musiques de ses trois derniers films "Musée Haut, Musée Bas", "Faubourg 36", "Le crime est notre affaire")

La master class est à 17h00

 

Alors, à dimanche, et belle semaine à tous!

 

 

 

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