Accueil Date de création : 08/09/07 Dernière mise à jour : 03/07/09 19:01 / 112 articles publiés

Gabriel Yared en concert à Paris  (EVENEMENTS ET CONCERTS) posté le vendredi 29 mai 2009 20:04

 

C’est un concert exceptionnel qui vous est proposé mercredi 10 juin  à la Maison de Radio France à 20h 30, salle Olivier Messiaen. Le compositeur Gabriel Yared y donnera "Eternity", une œuvre originale pour soprano et orchestre, avec la soliste Gaëlle Mechaly et l’Orchestre Philharmonique de Radio France sous la direction de Pablo Heras-Casado, et sur un poème d’Emily Dickinson.

 

Prix France Musique – Sacem de la musique de film 2008, Gabriel Yared est le troisième compositeur à avoir été ainsi récompensé par la commande d’une œuvre originale après Alberto Iglesias et Franco Piersanti.

 

Gabriel Yared est l’un des rares compositeurs à utiliser les formes d’écritures dites savantes. Les contraintes techniques, harmoniques et stylistiques sont prétextes à émanciper sa créativité dont les caractéristiques sont la profondeur et l’humanité.

 

Oscarisé pour le Patient Anglais d’Anthony Minghella (dont il fut le frère spirituel jusqu’à sa disparition tragique), il sait distiller différents parfums aux films sur lesquels il travaille. Citons parmi ses grandes réussites 37°2 le matin, Tatie Danielle, IP5, Camille Claudel, La lune dans le caniveau mais aussi L’amant, La vie des autres, Retour à Cold Mountain, Le talentueux Monsieur Ripley, Par effraction (avec le groupe Underworld) Azur et Asmar.

 

Il est devenu au fil des années un modèle pour les jeunes compositeurs soucieux comme lui de concilier l’idée d’être au service d’un film et la beauté du geste.

 

 "Eternity", Le concert de Gabriel Yared donné mercredi 10 juin à 20 h 30 est gratuit, les places sont à retirer aux caisses dans le grand hall de Radio France à partir du 2 juin.

Des oeuvres de Bernard Herrmann La mort aux trousses, Taxi driver et Vertigo seront également jouées ainsi que le patient Anglais (suite) de Gabriel Yared.

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Tarantino, homme Juke Box  posté le lundi 11 mai 2009 16:46

 

Cinéaste emblématique d’un cinéma bis mêlant violence et esthétisme, Quentin Tarantino est au fil des années devenu la personnalité incontournable du festival de Cannes. Cette année encore, il était en compétition avec INGLOURIOUS BASTERDS un film de vilain garçon, le genre qui peut tout se permettre y compris de changer l'Histoire tant il a le culot d'un talent : celui du cinéphile qu'il est devenu au fil des années à force de boire de la pellicule.

 

Né au cœur des années 60 dans le Tennessee, le petit Quentin connaît la musique : son père Tony est acteur et musicien amateur dans le Queens. Ado féru de cinéma, c’est le modèle du parfait autodidacte. Tour à tout ouvreur dans un cinéma porno, employé dans un vidéoclub, grand amateur de films d’action de série B, il se retrouve à Cannes avec son premier long métrage Réservoir dog en 92 avant d’arracher la Palme d’or deux plus tard grâce à Pulp Fiction alors qu’il n’a jamais fait aucune école de cinéma.

 

Dans les années 90, Tarantino devient le roi du hit-parade des musiques de films. Réservoir dogs, Pulp fiction, Jackie Brown, chacune de ces bandes originales ont été de formidables succès discographiques, compilant des titres tirés de films de blacksploitation, du rock ou du folklore américain comme la Country music.

 

Alors qu’il n’écrit ni ne compose la moindre partition, Tarantino rythme ses films à sa manière, recourant à une méthode très personnelle :

 

« Une des choses que fais quand je débute un film, quand je commence à avoir une petite idée du sujet,  je plonge dans ma discothèque personnelle et en extrait mes chansons préférées. A travers ces musiques, j’essaye de trouver d’une certaine manière l’esprit du film. »

 

Grâce à Quentin Tarantino, des titres signés Quincy Jones, Isaac Hayes, Chuck Berry, Al Green, the Delfonics, Pam Grier et Nancy Sinatra ont été révélés à toute une génération de cinéphiles.

 

 

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Des parapluies à Cannes  (EVENEMENTS ET CONCERTS) posté le lundi 11 mai 2009 14:21



Dès mercredi, le 62e Festival de Cannes offrira un des plus beaux panoramas du cinéma mondial.

Et pendant ce temps, il pleut sur Paris...

 

Pour sa première édition en 1946, Cannes est un Festival aux couleurs de l’été indien, événement rassurant et enthousiaste d’après guerre, qui cherche encore ses repères mais qui sait déjà qu’il sera un grand, un très grand festival international du cinéma.

 

Difficile de se rendre compte de la complexité du palmarès à cette époque : la volonté du Festival est de récompenser les différents postes techniques et artistiques des films en sélection. René Clément reçoit le premier Grand Prix du Festival de Cannes pour son film « La Bataille du rail ». Le compositeur Georges Auric est lui distingué par le Prix SACEM pour sa partition de « La Symphonie Pastorale », un prix aujourd’hui disparu.

 

1964 - Subtil, inattendu, en équilibre entre le quotidien d’une marchande de parapluies et un rêve en Technicolor, l’œuvre de Jacques Demy “ Les Parapluies de Cherbourg ” est le premier film musical à être palmé. À travers cette expérience unique de comédie musicale dans le cinéma français, c’est l’émergence du caractère d’un jeune compositeur un peu chien fou et absolument doué : celui de Michel Legrand. L’ébauche d’un thème néo-classique pour une séquence du film, des mots quotidiens que l’on s’amuse à faire chanter, et c’est le coup de foudre entre Demy et Legrand. Ici, la musique fait partie intégrante de l’écriture cinématographique.

Lorsque j'arriverai à Cannes vendredi pour passer quelques jours au festival, j'aurais une pensée pour ces parapluies qui firent à Jacques Demy une réputation mondiale et permirent à Legrand de devenir cet artiste international dont le talent était déjà là, intact, tout frais!

 

 

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Eleni Karaindrou, éloge de l'amour et des beautés de l'âme grecque  (LA BOF A ECOUTER D'URGENCE) posté le vendredi 24 avril 2009 16:30

 

 

« Il y a des rencontres qui s’avèrent les instants décisifs d’une vie. Il y a des moments où à l’écoute d’une pièce de musique, on ressent de façon inattendue que l’on a soudain accès à un niveau de communication qui excède largement le langage commun. C’est précisément ce que j’éprouve avec Eleni Karaindrou : la sensation que son langage musical naît de la même façon que les images dans mes films. »

 

Ainsi parle le réalisateur grec Théo Angelopoulos au sujet de sa compositrice. Dust of time (Poussière du temps) est leur dernière collaboration en date. La partition du film - projeté hors compétition au dernier festival de Berlin - vient d’être éditée chez ECM. Sa sortie coïncide également avec celle d’un DVD live de la musicienne Elegy of the Uprooting, rassemblant œuvres de concerts et de cinéma.

 

La musique d’Eleni Karaindrou exprime l’amour et la perte, l’exile, l’exode, le déracinement et le retour à la terre natale, la quintessence de l’âme grecque.

 

La musicienne est née en 1939 dans un petit village de montagne en Grèce. Elle étudie le piano à Athènes et poursuit sa formation à Paris en suivant des cours d’ethnomusicologie et d’orchestration. Depuis 1975, elle a composé une vingtaine de musique de films, travaillant également pour le théâtre et la télévision. Chris Marker, Harold Pinter, Jules Dassin, Margareth Von Trotta ont croisé son chemin. Le plus fidèle : le cinéaste Théo Angelopoulos. Depuis leur première collaboration sur le film  Voyage à Cythère en 1983, ils n’ont cessés d’associer leurs talents. Le regard d’Ulysse, L’apiculteur, Le pas suspendu de la cigogne, L’éternité et un jour, chaque œuvre est une partition unique faite d’images, de musiques et d’émotions.

 

Poussière du temps, la musique du dernier film de Théo Angelopoulos signée Eleni Karaindrou est éditée chez ECM.

 

 

 

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Joe Hisaishi sur la falaise  (LA BOF A ECOUTER D'URGENCE) posté le jeudi 02 avril 2009 18:54

 

Sortie le 8 avril prochain, « Ponyo sur la falaise » le nouveau film du maître de l’animation japonaise Hayao Miyazaki raconte l’histoire d’une petite fille poisson et d’un petit garçon. La partition est signée par son précieux collaborateur Joe Hisaishi.

 

 

Né en 1950 à Nagano, Joe Hisaishi reçoit une formation classique et s’intéresse à la musique minimaliste. Il entame bientôt une carrière de compositeur sur un répertoire de musique contemporaine et donne de nombreux concerts. En 1982, paraît son premier album en soliste « Information ». C’est à la même période qu’il rencontre le cinéaste avec lequel il entamera une longue et fructueuse collaboration : Hayao Miyazaki.

 

 

Magiques, poétiques, philosophiques, les films de Miyazaki nous transportent dans des univers troublants et bouleversants. Depuis « Nausicaa de la vallée du vent », son style graphique spectaculaire est servi par une musique d’une rare intensité dramatique. Joe Hisaishi puise son inspiration dans la musique traditionnelle chinoise, les partitions classiques de compositeurs impressionnistes comme Ravel et Debussy. L’influence du jazz n’est jamais loin, surtout lorsqu’il se met au piano.

 

 

Joe Hisaishi sait enrichir le propos, souligner avec ampleur ou simplicité, en appeler au percutions. Sa musique est humaine, vibrante.  Elle a fait de lui l’un des plus grands artistes au Japon, bardés de prix et récompenses.

 

 

« Mon voisin Totoro », « Princesse Mononoke », « le château ambulant », « Le voyage de Chihiro » (mémorable séquence du train à la tombée de la nuit), « le château dans le ciel »… « Ponyo sur la falaise »  signe 25 années de cinéma sans fausse note entre Miyasaki et Hisaishi.

A découvrir le 8 avril, sur les écrans.

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