Consacré en France pour les partitions des films de Jacques Audiard, Sur mes lèvres et De Battre mon cœur s’est arrêté, Alexandre Desplat est devenu l’un des compositeurs européens les plus actifs à Hollywood.
Il est beau,
Il est (encore) jeune,
Il est cultivé,
Il est doué,
Il a le sens de l’humour,
Mais il est marié.
(Dommage)
Papa de deux filles, marié à la violoniste Dominique Lemonnier - Traffic Quintet.
(Tant qu’à faire, autant faire les choses bien et s’entourer des plus jolies personnes, toutes les trois aussi talentueuses pour la musique !)
Né à Paris en 1961, Alexandre étudie le piano, la trompette puis la flûte traversière avant de se consacrer à la composition. Le jeune garçon est passionné de musique – et plus particulièrement de celle que l’on entend au cinéma : religieusement, il collectionne les disques de Michel Legrand, Maurice Jarre et Ennio Morricone (collection dont il n'est pas près de se séparer). Bien décider à suivre leurs traces, il part étudier à Los Angeles auprès de Jack Hayes – le fameux orchestrateur d’Henry Mancini et d’Elmer Bernstein. Parallèlement à son cursus cinéphilique classique, Alexandre Desplat côtoie des artistes comme le brésilien Carlinhos Brown et le zaïrois Ray Lema.
Ainsi, il forge sa propre identité musicale (et celle-ci ne s’est jamais aussi bien exprimée que dans le film de Le voile des illusions). Ses compositions dominées par une ligne mélodique forte, entremêlent ses influences intimes : instruments ethniques et boucles électroniques se confrontent à l’orchestre symphonique. Les cordes aiguisées d’un quintet jouent les effrontées. Et si Alexandre Desplat aborde la musique répétitive, c’est à l’accordéon pour Jacques Audiard. Il fait aussi chanter les acteurs comme Valérie Lemercier ou Michael Lonsdale.
On lui doit les musiques de nombreux films de télévision, feuilletons, émissions (Karl Zéro) et publicités, et l’impérissable hit des années 80 « Oh mon bateau ! » d’Eric Morena.
Cet homme n’a peur de rien.
En 20 ans, avec près de 70 longs métrages, Alexandre Desplat a su multiplier les expériences et les rencontres, collaborant avec les jeunes artistes de sa génération comme Florent Emilio Siri, Xavier Giannoli, Marion Vernoux et des metteurs en scène confirmés tel que Patrice Leconte, Philippe Harel, et les regrettés Philippe de Broca et Francis Girod.
Jusqu’en 2006, et avant que la partition de Syriana (Stephen Gaghan) ne soit nommée aux Golden Globes, les plus jaloux disaient de lui « Alexandre, il sait tout faire » avec une pointe d’ironie.
En 2007, tout va changer. Si les mêmes envieux disent toujours « Alexandre, il sait tout faire », c’est avec de l’admiration dans la voix.
C’est en effet un homme professionnellement mûre et comblé qui a reçu le Golden Globe de la meilleure musique originale pour Le voile des illusions et a été nominé pour l’Oscar dans la même catégorie pour le film de Stephen Frears The Queen. Ajoutons à cela deux récompenses honorifiques :
le prix du Compositeur Européen 2007 décerné par l’European Film Academy (EFA) à Berlin pour The Queen et le prix du Film Composer of the year 2007 au Festival du film de Gand toujours pour The Queen et Le voile des illusions.
Enfin, pour finir 2007 en beauté, il a signé les partitions des films qui auront marqué cette fin d’année : le blockbuster A la croisée des Mondes : la boussole d’or (Chris Weitz) et L’ennemi intime (Florent Emilio Siri), partition pour laquelle est il nommé aux Césars 2008.
Quel parcours !
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Date de création : 08/09/07 / Dernière mise à jour : 10/07/08 15:07 / 72 articles publiés



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