L’année 2007 a été pour le
cinéma riche en partitions épatantes. Si des
succès se sont confirmés parmi les compositeurs
français comme Alexandre Desplat (The Queen, Le voile des
illusions, A la croisée des Mondes, Lust Caution) et
Jean-Michel Bernard (La science des rêves), le dynamisme des
partitions franco-européennes est
indéniable.
Sortie chez MILAN en octobre, la musique du film d’animation franco-espagnol Nocturna la nuit magique (réalisé par Victor Maldonado et Adrian Garcia) composée par Nicolas Errèra (Le papillon, L’Outremangeur, Quelqu’un de bien, Cravate club) est d’une rare sensibilité. Pour raconter l’histoire d’un petit garçon qui vit dans un orphelinat et a peur du noir, le compositeur français a puisé dans son univers musical, petit royaume de l’imagination où tricotent en fantaisie musique classique, trip hop, jazz, musique contemporaine et électro.
Sortie chez MILAN en octobre, la musique du film d’animation franco-espagnol Nocturna la nuit magique (réalisé par Victor Maldonado et Adrian Garcia) composée par Nicolas Errèra (Le papillon, L’Outremangeur, Quelqu’un de bien, Cravate club) est d’une rare sensibilité. Pour raconter l’histoire d’un petit garçon qui vit dans un orphelinat et a peur du noir, le compositeur français a puisé dans son univers musical, petit royaume de l’imagination où tricotent en fantaisie musique classique, trip hop, jazz, musique contemporaine et électro.
Je suis très touchée par le travail de Nicolas qui par ailleurs est d’une grande réserve (on peut dire timide), sensible, romantique et poli (j’aime les garçons polis, c’est de plus en plus rare, sachez-le). Il a le don pour composer (vite) des génériques d’émissions radiophoniques. Je n’ai donc jamais manqué de le contacter pour lui demander d’écrire ceux des émissions que je produis sur France Inter (comme « Dernier parking avant la plage » et « Parking de nuit »). Et je me réjouis donc à chaque fois que Nicolas compose pour l’image : j’y trouve ses inventions, ses mélodies émouvantes et délicieusement sirupeuses, légères comme une chantilly, inquiétantes comme une panne de courant, envoûtantes comme je le suis parfois lorsque je fais quelques efforts sur ma garde robe et mon port de tête (je le reconnais, je ne devrais pas parler de moi sur ce blog de cette façon, mais en ce moment, avec les fêtes, j’ai une petite déprim’, et donc, besoin de me valoriser à mes propres yeux, de me mettre du baume au cœur, d’oublier qu’il reste 8 kg à perdre depuis l’accouchement en juillet et que le seul club de sport à proximité de mon domicile sent la transpiration.)
Nicolas
Errèra est aussi membre du mythique Grand Popo
Football Club et du groupe ROUGE ROUGE
aux côtés de son complice Jean Croc (tous deux
officient sur Radio NOVA)
Voilà pour ce cher Nicolas.
Voilà pour ce cher Nicolas.
Honoré par le prix Discovery of the Year aux
World Soundtrack Awards, la partition du film argentin
XXY (réalisé par Lucia Puenzo) actuellement
sur les écrans est composée par Andres Goldstein et Daniel
Tarrab. Elaborée sur une base de cordes vibrantes
(harpes et guitares), elle s’appuie sur les
résonnances pour dessiner le trouble du personnage
principal, une jeune fille hermaphrodite. Profonde et
discrète, la musique est à elle seul un voyage
sensuel.
Cette
B.O.F. va devenir une de mes partitions fétiches car elle va
m’aider dans l’écriture de mon roman, tant elle
porte en elle d’évocations…
XXY est éditée chez Milan.
XXY est éditée chez Milan.
C’est en France que je vois une autre partition prometteuse : celle composée par le jazz man Vincent Courtois pour le film de Marc Gibaja Ma vie n’est pas une comédie romantique, toujours sur les écrans.
Vincent Courtois recrée des chansons rappelant les classiques des comédies américaines des années 50 dans une tonalité new-yorkaise et une réalisation très actuelle. Une bande originale de film évocatrice de Nat King Cole (Je suis une adepte), jazzy, et qui ne se prend pas au sérieux. Donc, tout à fait le genre de la maison.
Ma vie n’est pas une comédie romantique, une partition de Vincent Courtois, également éditée chez Milan.
Enfin, je retiendrai la musique du film américain de Marc Forster, Les cerfs-volants de Kaboul (d'après le roman de Khaled Hosseini). Sa sortie n’est prévue en France que le 13 février prochain. Mais la partition signée Alberto Iglesias est déjà nommée aux Golden Globes.
Le compositeur Espagnol associé aux films de Pedro Almodovar fait une fois de plus démonstration de son talent : d’inspiration ethnique, d’une écriture à la fois ample et à fleur de peau, la partition semble poussée par un vent d’espoir et de liberté.
Je suis époustouflée par la capacité du bel Alberto à se renouveler sans cesse, à trouver des sources inédites d’inspiration, de coloration, de tonalités, de sonorités. Il semble que cet homme n’ait dans le domaine de la composition aucune limite, aucun interdit musical. J’entends dans son travail le charme sans cesse renouveler d’un créateur humble et sincère, émerveillé par toutes choses sur cette Terre, sachant y trouver une saveur insoupçonnée, de plus banal petit-four à la paume délicate d’une femme.
Les cerfs-volants de Kaboul, une bande originale d’Alberto Iglesias, éditée chez Universal.
Les musiques de film en 2007 sont allées vers
l’expérimentale et la diversité de style. Elles
se sont éloignées encore un peu plus du style
néo-classique, et portent en elles mille
richesses.
J’en ai de la chance.
J’en ai de la chance.
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