Une approche humaine et feutrée du monde
animalier, la volonté de faire converger images, texte,
bande son et musique, voilà les objectifs fixés par
le réalisateur Laurent Charbonnier et Jean-Pierre Bailly,
producteur du film Les animaux amoureux.
Attiré par l’idée de travailler sur un long métrage sans dialogue, Philip Glass a l’opportunité d’intégrer sa partition au récit et ce dans les moindres détails de la narration.
Avec une totale liberté de composition, il conçoit différents thèmes musicaux convenants aux scènes jouées par les animaux :
Le thème principal en mode mineur est majestueux, comme une célébration de la nature.
Un autre thème basé sur l’emploi d’instruments à bois qui reproduisent la sensation de battement et de scintillement est offert aux oiseaux.
Le troisième élément clé de la partition de Philip Glass repose sur l’emploi de paires d’instruments – deux clarinettes, deux trompettes – inspirée par la récurrence d’images d’animaux en couples.
Enfin, à la demande du réalisateur, une dimension taquine et joueuse affleure et gomme le petit côté sévère qu’ont parfois les compositions de Philip Glass souvent caractérisées par ses « structures répétitives ».
Le résultat est féérique.
A travers ses opéras, ses symphonies, ses compositions pour son propre ensemble et ses collaborations diverses avec des artistes comme Allen Ginsberg, Yo-Yo Ma, Paul Simon ou David Bowie, Philip Glass confirme une fois de plus son impact sur le monde musical contemporain.
Oscarisé pour les partitions des films Kundun
de Martin Scorsese et The Hours de Stephen Daldry, les
musiques de l’artiste trop souvent résumé au
style minimaliste réunissent un public large et
multi-générationnel, des plus grands aux plus
petits.
Les animaux amoureux, une partition de Philip Glass éditée chez Polydor.
Notez que la bande sonore
(dialogues authentiques et cris d'animaux à poils et
à plumes) se trouve en vente chez Nature et
Découvertes, à côté du rayon
des huiles essentielles. ROARRRR......!
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