Accueil Date de création : 08/09/07 Dernière mise à jour : 03/07/09 19:01 / 112 articles publiés

Trois mousquetaires et un Legrand  posté le vendredi 03 juillet 2009 19:01

 

1973. Richard Lester tourne en Espagne son premier film d’époque Les trois mousquetaires. Révélé au public avec deux films portés par le phénomène Beatles Help ! et A hard day’s night, ce réalisateur américain exilé en Angleterre veut revitaliser dans une version anticonformiste le classique d’Alexandre Dumas.

 

Derrière cette folle ambition, le producteur Alexander Salkind. C’est lui qui ajoute au casting du film un compositeur français fraîchement récompensé par un deuxième oscar pour Un été 42 : Michel Legrand.

 

Legrand aime l’approche insolite du roman et le fait que les conventions du film de cape et d’épée soient respectées. C’est avec enthousiasme qu’il se rend à la première projection de travail. Il prend vite conscience de l’ampleur de sa tâche : huit duels, des chevauchées, des musiques de cour, une grande ouverture, un final, et deux thèmes d’amour…

La partition est pharaonique.

 Il a deux semaines pour l’écrire.

 

Le compositeur se met au travail. Il courtise l’époque tout en lui tordant le cou, intègre à un langage contemporain Lully et Verdi, donne à son écriture esprit et fantaisie comme avec cet épatant scherzo de la séquence du lavoir.

 

Le film sort pour les fêtes de fin d’année 73 en grandes pompes avec soirée de gala. Devant son succès, fort de l’abondant matériel tourné, le producteur décide de sortir une deuxième époque en utilisant des éléments non montés du film original. C’est la levée de bouclier chez les comédiens et le début de duels de procédures. Quant à la musique, pour Michel Legrand, c’est une mission impossible. Comment écrire une partition sur ce deuxième opus bien moins brillant, fabriqué à partir des chutes d’un tournage ?

 

The four musketeers (On l’appelait Milady) finit par sortir deux ans plus tard… avec une musique de Lalo Schifrin, le compositeur de… Mission : impossible.

 

Retrouvez la partition de Michel Legrand Les trois mousquetaires sur l'album qui vient de paraître chez Universal. (La colec' de Stéphane Lerouge, le gars qui aime les surgelés au sans propre comme au figuré)

 

        - BONUS - BONUS - BONUS - BONUS - BONUS - BONUS

Figure également sur le disque la partition refusée ( et inédite) de La rose et la flèche, film de Richard Lester. Un Robin des Bois de retour des croisades, vieillissant, déprimé... et amoureux, avec Sean Connery dans le rôle de Robin. Legrand composera un score plus que déconcertant, alternant allegros, fugues dissonantes et mouvements lents, s'abîmant dans l'illustration moderne de la passion et de la douleur.  Lester, effrayé, se sauvera en courant de la séance d'enregistrement. Et c'est John Barry qui composera finalement le score du film depuis son hôtel à Los Angeles sans jamais rencontrer le réalisateur.

 

 

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Le cinéma de Francis Lemarque  (MES BOF FAVORITES) posté le vendredi 26 juin 2009 15:06

 

Créateur de 400 chansons dont à Paris demeure le fleuron, Francis Lemarque fut son propre interprète et ses airs furent chantés par les plus grands, de Maurice Chevalier à Yves Montand. Grand ami de Prévert, son univers est le Paris du front populaire, le quartier de la Bastille et ses bals musette.

 

Ce que l’on connaît moins de Francis Lemarque, ce sont ses compositions pour le cinéma dans les années 60. C’est Jean Gabin qui le premier songe à associer Lemarque à l’image sur le film de Gilles Grangier Les vieux de la vieille adapté d’un roman de René Fallet. Le succès populaire du film et de sa partition propulse le chansonnier dans le 7ème art.

 

Pour ses films suivants, Francis Lemarque s’associe à un jeune compositeur prometteur de 21 ans, un certain Michel Legrand. De ce travail à quatre mains, de cette complicité qui fut vécue comme celle d’un père et de son fils naîtront les partitions des films Le cave se rebiffe, Gentleman d’Epsom et Maigret voit rouge.

 

Mais le grand film qui marquera la carrière cinématographique de Francis Lemarque est Play Time de Jacques Tati en 1967. Avec pour seule indication du cinéaste « Pensez à Orly et à ses embouteillages », le compositeur écrit un thème généreux, populaire et lyrique.

 

La même année, alors que Michel Legrand en plein succès est appelé à Los Angeles, c’est à l’un de ses assistants que Francis Lemarque confie les orchestrations du film de Gilles Grangier L’homme à la Buick , un autre futur grand compositeur pour le cinéma : Vladimir Cosma.

 

Retrouvez toutes les musiques des films évoquées sur la formidable compilation Le cinéma de Francis Lemarque, éditée chez Universal. Eh bien évidemment, c'est une réalisation de l'ami Stéphane Lerouge. Que serions-nous sans ce garçon, je vous le demande.

 

 

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Marc a trouvé la coquille dans l'oeil noir du corbeau...  posté le vendredi 26 juin 2009 14:50

Eh oui, comme un fait exprès, il se trouve que la plus grosse coquille que l'on trouvera au fil des pages de mon roman concerne... la musique de film!

L'oeil vigilant de Marc Lacroix, fidèle de la première heure, l'a dénichée. Une partition est attribuée à un compositeur qui n'est pas le bon. L'erreur est simple: j'ai reporté une correction sur mon épreuve et celle-ci a été à moitié prise en compte. Résultat: Papillon est attribué à ... Maurice Jarre! Comme cette partition est chroniquée sur ce blog et a été rééditée avec brio chez Universal par Stéphane Lerouge, vous imaginez le rouge qui me monte aux joues. Ce n'est rien par rapport aux railleries dont à présent, ce cher Stéphane au regard de braise et aux cheveux de feu, je vais être la pauvre victime. Mais le plus à plaindre dans l'histoire, c'est Jerry Goldsmith... Je jure de bien faire gaffe de corriger cela si le roman est édité en poche. Pour cela, il faudrait en vendre déjà un bon paquet. A propos, vous n'auriez pas un anniversaire en vue? Une copine a gâter? Un copain désoeuvré? Une tatie qui s'ennuie? Sans blague! Je ne fais pas les abribus avec la couverture de mon livre, moi. Je suis pour le bouche à oreille. Le conseil donné en famille. Y a que ça de vrai!

 

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Dans l oeil noir du corbeau  posté le mercredi 17 juin 2009 14:13

 

 

Parce qu'on est jamais si mal servi que par soi-même;

Parce que j'ai négligé de vous le dire.

Parce que je vous l'avais déjà (presque) annoncé, quoi qu'il en soit.

Parce que certains d'entre vous sont peut-être passé à côté

 sans le voir chez leur libraire.

 

Voici donc mon nouveau roman noir.

Presque chez vous.

 

DANS L’ŒIL NOIR

DU CORBEAU

Résumé.

Paris. Pour fêter ses 40 ans, Anne Darney s’apprête à prendre l’avion à la recherche de son amour de jeunesse, Daniel Harlig, histoire de s’affranchir d’un souvenir qui l’obsède et aura contribué à l’échec de toutes ses relations amoureuses. Elle a décidé, plus de vingt ans après, de retrouver ce garçon américain qui lui avait fait la promesse, un jour, de venir la chercher. Mais ce qu’Anne va trouver à San Francisco ne ressemble en rien à une bluette.

Pour connaître toute la vérité sur ce qui lui apparaît vite comme « l’affaire Daniel Harlig », il lui faudra convaincre un inspecteur de police fraîchement retraité, Bill Rainbow, grand amateur de gastronomie dont la corpulence n’est pas sans évoquer celle d’Orson Welles, de reprendre du service. En échange de la confection par Anne, cuisinière émérite, d’un repas de Noël digne du Festin de Babette, Bill va accepter de reprendre cette enquête qui le mènera à une découverte stupéfiante.

Ce qu'on y trouve, grosso modo.

Ce roman policier psychologique et charnel, truffé d’hommages à Alfred Hitchcock, où les secrets intimes enfouis dans le passé se mêlent aux appétits les plus crus, est ancré totalement dans l’époque, l’action se situant essentiellement aux États-Unis en décembre 2008, en pleine récession mondiale, un mois après l’élection de Barack Obama.

En bonus, la présence de fiches cuisine à la fin du roman, reprenant les plats qui composent le festin élaboré par les deux protagonistes du livre (recettes originales du chef Éric Léautey, auteur de nombreux ouvrages sur la cuisine et chef de la chaîne Cuisine.tv).

 

Evidemment  il y est question de musique de film puisque l'un des personnages collectionne les BOF. Attention: une erreur c'est glissée à la correction dans le roman et concerne justement la musique d'un film et son compositeur. Saurez-vous la trouver ? Si oui, vous êtes dignes de rejoindre le club trés fermé du Movie Music Privilege Club de Cherbourg que nous ne manquerons pas créer pour l'occasion.

 

 Avec ça, si vous n'avez pas l'eau à la bouche, c'est que je suis trop nulle.

 

MERCI A CEUX QUI ME SUIVRONT DANS CE NOUVEL OPUS LITTERAIRE.

ET UN GRAND MERCI A CEUX QUI L'ONT DEJA SUR LEUR TABLE DE NUIT!

 

 

 

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Coraline, partition enchantée de Bruno Coulais  (LA BOF A ECOUTER D'URGENCE) posté le vendredi 12 juin 2009 17:24

 

Un rêve qui tourne bientôt au cauchemar pour une petite fille qui vient d’emménager dans une étrange maison, c’est l’histoire du nouveau film du réalisateur et animateur Henry Selick sorti mercredi sur les écrans : Coraline.

 

Après L’étrange Noël de Monsieur Jack et James et la pêche géante, Henry Selick s’attaque à l’adaptation du roman de Neil Gaiman et ses deux mondes parallèles.

 

Pour l’ébauche du film et de ses premières images, Selick utilise les musiques d’un documentaire français Microcosmos, elle est signée Bruno COULAIS. Très vite, le compositeur des Choristes, du peuple migrateur et d’Himalaya rencontre le réalisateur. Et avant même que le film soit tourné, il élabore toutes les musiques du film dans une confiance et une liberté absolue.

 

Une exigence, cependant de la mise en scène : écrire une musique qui progressivement ficherait la pétoche mais qui ne serait point trop poignante, ni redondante.

A l’époque du tournage, Bruno COULAIS écrit un opéra pour chœur d’enfant. C’est très logiquement, pour rester à l’échelle de l’enfance, qu’il envisage d’utiliser ces voix de l’innocence, faisant appelle au chœur d’enfant Orféo basé à Nice.

 

Des chansons, n’essayez pas de comprendre les paroles : la langue chantée est ici inventée ; ne pas donner de sens au texte revient à suivre la logique d’un roman qui a bien des points communs avec Alice au pays des merveilles de Lewis Caroll.

 

Coraline est le quatrième film d’animation sur lequel Bruno COULAIS travaille.

Fan de L'étrange Noël de Monsieur Jack, le bonheur et l’émerveillement de cette collaboration avec Henry Selick imprègne sa partition. Elle est éditée chez NAIVE.

C’est en octobre que nous découvrirons sa prochaine partition, celle du film très attendu de Jacques PERRIN Océans.

 

 

Que dire de plus sinon que j'ai pour Bruno COULAIS une grande tendresse: son travail est à l'image de ses qualités humaines. J'ai une chance inouïe de pouvoir rencontrer de telles personnalités dans mon métier. Je citerais parmi les plus adorables, les plus médiatiques et cependant les plus humbles compositeurs rencontrés:

 

Gabriel Yared, Mychael Danna, Alberto Iglésias et Elmer Bersntein.

 

J'ai avec eu des souvenirs d'une infinie tendresse.

Et chacun d'entre eux, à sa manière, m'aura enseigné quelque chose de la vie.

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